Un duel épuré et coloré, aux règles simplissimes. C’est Rainbow, notre jeu de société de la semaine.

Il n’est pas forcément nécessaire d’inventer des règles compliquées ou de proposer un matériel abondant pour faire un bon jeu. Rainbow en est la preuve.

Rainbow est uniquement composé de cartes, une soixantaine, avec deux faces différentes d’une des sept couleurs du jeu. Chaque joueur en reçoit trois, les autres sont laissées dans le porte-cartes placé entre les deux joueurs.

Rainbow
Source : Piatnik

La manière de tenir ses cartes est importante, puisqu’on ne doit voir que leur recto, mais l’adversaire doit voir leur verso. Inversement, on voit le dos de ses cartes, alors que lui voit leur face. Un tour de jeu est extrêmement simple puisqu’il consiste à poser au minimum une carte de sa main, et éventuellement une deuxième puis une troisième.

Quand on joue une de ses cartes, on décide de la poser côté verso (celui dont on connaît la couleur donc), ou côté verso, à l’aveugle. Le but est de construire un arc-en-ciel, en commun avec son adversaire, mais d’être celui qui pose la sixième couleur différente. On gagne alors toutes les cartes, et une nouvelle manche commence.

Mais attention, si on pose ou retourne une carte noire, on perd immédiatement la manche. Même punition si on dévoile une couleur déjà présente dans l’arc-en-ciel. Au contraire, les faces blanches nous aident puisqu’elles comptent comme des jokers de n’importe quelle couleur.

Avant de poser sa première carte, on peut choisir d’en retourner une déjà en place. Si on décide de poser une deuxième ou troisième carte, on doit cette fois-ci retourner une carte de l’arc-en-ciel. À la fin de notre tour, on pioche pour compléter sa main à trois cartes.

La partie s’achève quand la pioche est vide, et le joueur ayant ramassé le plus de cartes l’emporte.

Pourquoi jouer à Rainbow ?

Malgré ses règles qui tiennent en quelques lignes et s’expliquent en trente secondes, Rainbow ne manque clairement pas d’intérêt.

Il propose un mélange équilibré d’aléatoire, de mémoire et de tactique. Si on joue un peu au hasard à la première partie, on est nettement plus impliqué aux suivantes, et on prend le temps de la réflexion pour jouer ses cartes.

Rainbow
Source : Piatnik

Décider quand et quelles cartes retourner, essayer de bluffer son adversaire, miser sur la chance en posant une de ses cartes à l’aveugle, prévoir son prochain tour, puisqu’on voit la première carte qu’on piochera, etc.

En revanche, il faut vraiment rester concentrés tout du long. À la moindre distraction (un message sur son téléphone, l’adversaire qui pose une question, etc.), on oublie ce qu’on a vu d’un côté et de l’autre des cartes sur la table, et c’est la panique. Ambiance studieuse garantie.

Une petite boîte, des règles simplissimes, des parties d’une dizaine de minutes, et pourtant Rainbow est nettement plus malin que ce qu’il laisse entrevoir. Sans être le jeu de l’année, on ne peut s’empêcher de refaire une seconde partie immédiatement après la première pour prendre sa revanche. Une caractéristique généralement propre aux bons jeux !

  • Rainbow est un jeu de Mathias Spaan
  • Illustré par Yvonne Touss
  • Édité par Piatnik
  • Pour 2 joueurs à partir de 7 ans
  • Pour des parties d’environ 10 minutes
  • Au prix de 11,90 € chez Philibert

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