Mystérieux et malin dans ses mécaniques, Faraday Protocol est un jeu d'énigmes qui coche beaucoup de cases.

Quelle est la recette d’un bon jeu d’énigmes ? C’est certainement la question qui a taraudé les développeurs du studio Red Koi, pendant la production de Faraday Protocol. Disponible depuis le 12 août sur PS4, Xbox One, Nintendo Switch et PC, ce puzzle-game incite la joueuse ou le joueur à sérieusement se creuser les méninges. En résulte une expérience globalement réussie et qui plaira à celles et ceux qui ont adoré Portal 2, The Talos Principle ou encore The Turing Test — autant de références assumées.

Après plusieurs heures passées à arpenter des pyramides remplies de salles mystérieuses, on peut affirmer que Faraday Protocol répond aux attentes placées en lui — dès lors qu’on n’attend de lui rien de plus que ce qu’il propose, à savoir stimuler notre cerveau avec des énigmes bien pensées.

Des trucs et des bidules à associer // Source : Capture Xbox

Faraday Protocol fait ce qu’il faut pour nous faire réfléchir

Pour fonctionner, un jeu d’énigmes doit reposer sur des mécaniques simples à comprendre, mais capables de produire des puzzles variés et suffisamment complexes. Dans Faraday Protocol, on doit prendre part à l’exploration d’une planète étrange, dont l’ambiance rappelle l’Égypte (pensez Stargate). Pas de quoi effrayer Raug Zeekon, archéologue à l’accent russe qui, accompagné d’une intelligence artificielle baptisée IRIS, découvre des secrets dévoilés au compte-gouttes. Très vite, on reçoit un pistolet qui ne va pas servir à tuer (c’est rare) mais à interagir avec l’environnement.

Le fameux Bia-Tool // Source : Capture Xbox

En effet, le Bia-Tool est un gadget qui permet d’absorber l’énergie pour la redistribuer ailleurs, que ce soit pour alimenter ou créer des connexions. Red Koi se sert de ce trait de gameplay facile à comprendre pour imaginer plusieurs interactions qui, une fois mélangées, donnent naissance à des casse-têtes parfois retors. C’est toute la magie de Faraday Protocol, qui demande vraiment de prendre le temps de comprendre chaque pièce, avant de passer à la suivante. Le jeu ne nous prend pas par la main : il faut souvent se débrouiller seul pour identifier le problème et en trouver la solution. Quand on termine une énigme, on a la sensation, éphémère mais gratifiante, d’être un génie.

Au-delà de ça, Faraday Protocol sait également nous immerger dans son univers. Dès l’introduction, on sent que Opis — notre terrain d’accueil — cache d’étranges phénomènes et que Raug Zeeko aura fort à faire pour les percer à jour. L’ambiance qui se dégage de Faraday Protocol est assez bizarre, voire austère, mais donne envie de s’approprier les lieux. Ils baignent dans des lumières aveuglantes, des constructions monolithiques et des surfaces dorées brillant de mille feux. Des statues antiques surveillent ce qui pourrait finalement être notre tombeau. On se croirait dans une Egypte futuriste, à la fois belle et effrayante.

Un joli effet d’optique // Source : Capture Xbox

Il y a quelque chose de profondément hypnotique dans Faraday Protocol, un aspect renforcée par cette voix qui commente le moindre de nos faits et gestes. Le jeu s’avère en prime très solide sur le plan technique. Avec finalement peu de moyens, Faraday Protocol parvient de manière très réussie à stimuler notre intellect. Une sorte de Sudoku haut de gamme.

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