Les tout premiers épisodes de la très populaire saga de jeux vidéo débarquent sur mobile. Une arrivée en fanfare marquée par des critiques assassines. Pourquoi ? A cause de joueuses et de joueurs qui veulent absolument voir ces jeux sur console.

SquareEnix avait prévenu : si la demande est là, les remaster des premiers Final Fantasy pourront arriver sur console. En attendant, l’éditeur a préféré laisser sa saga phare mener son retour uniquement sur Steam et mobile. Un choix décrié par les amateurs de Chocobo.

C’est ainsi que Final Fantasy I, II, et III, sortis en version « Pixel Remaster » le 28 juillet dernier, ont été victimes d’un review-bombing. Des internautes se sont ligués pour donner les pires notes aux différents jeux. Depuis, de meilleures notes ont fait remonter la moyenne, mais sur l’agrégateur Metacritic, le premier épisode était tombé à 0,7 sur 10 ! Un comble pour une des séries les plus appréciées encore aujourd’hui.

« Je veux pouvoir jouer sur console ! »

Les commentaires des mécontents ne contenaient toutefois pas tant des critiques sur le jeu lui-même, que des appels directs à SquareEnix : « SquareEnix doit réaliser que prétendre que les consoles n’existent pas est très mauvais pour le business. » « Où sont les sorties Xbox, PS4 et Switch ? (…) Je veux pouvoir jouer sur ces consoles. » « Pas de version console = Pas d’achat pour un fan de longue date. »

La note de Final Fantasy I est tombée en dessous de 1 avant de remonter. Capture d’écran Numerama

Leur espoir est que SquareEnix finisse par proposer une sortie sur consoles pour ces jeux légendaires. Le premier épisode a connu des sorties sur NES, Playstation, Game Boy Advance et PSP. L’épisode III a même eu droit à son remake sur Nintendo DS en 2006, avant de sortir ensuite sur iPhone.

La décision de Square de proposer ces Pixel Remaster sur mobile n’est cependant pas surprenante : bon nombre d’entre eux étaient déjà disponibles sur Android et iOS en version « originale » depuis des années. L’erreur de l’éditeur a peut-être été de laisser, dès le départ, la porte ouverte à une publication sur consoles.

N’importe qui peut devenir un review-bomber

Ce review-bombing n’a pas eu l’impact de celui qui avait frappé The Last of Us 2. Le jeu de Naughty Dog qui met en scène une femme lesbienne et un jeune garçon transgenre avait subi des attaques violentes portant des messages extrêmement discriminants à l’encontre des personnes LGBT+. Metacritic avait d’ailleurs changé ses règles et imposé un délai de 36 heures après la sortie avant d’autoriser les critiques, pour réduire le nombre de messages postés par des gens n’ayant pas joué au jeu. Ce qui n’empêche pas des raids venant d’individus malintentionnés après la sortie.

D’ailleurs, sur Steam, où il faut posséder le jeu pour le critiquer, les commentaires négatifs ne parlent pas d’une sortie consoles mais bien du jeu lui-même, pas forcément exempt de défaut. Trop facile, graphismes limités, bugs, police illisible etc. Les critiques légitimes ne manquent pas.

Ces critiques vont-t-elles pousser SquareEnix à favoriser à l’avenir les sorties consoles ? Pas sûr. Metacritic est souvent décrié pour ses moyennes faussées, parfois même par une seule personne. Début 2020, des développeurs indépendants expliquaient comment leur jeu, Kunai, avait été victime d’un seul individu qui avait créé 200 fausses adresses mail pour le descendre.

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