Le reconfinement exige que seuls les commerces de première nécessité rouvrent. Mais le décret sur lequel il s'appuie prévoit diverses dérogations, y compris au bénéfice du secteur du jeu vidéo.

Depuis le 20 mars, seize départements en France métropolitaine sont soumis à un confinement pour au moins quatre semaines. On retrouve toute l’Île-de-France et la région des Hauts-de-France, mais aussi trois départements : les Alpes-Maritimes, l’Eure et la Seine-Maritime. En parallèle, le couvre-feu est maintenu, mais son début est retardé d’une heure, à 19h au lieu de 18h.

En théorie le confinement prévoit que seuls les commerces de première nécessité peuvent ouvrir. Or depuis ce week-end, la liste des boutiques éligibles ne cesse de s’allonger. Outre les pharmacies, les supermarchés ou les coiffeurs, sont aussi ouverts les librairies et les disquaires, ou encore les restaurants, pour de la vente à emporter ou de la livraison. Et l’on peut aussi ajouter maintenant les boutiques de jeux vidéo.

Le décret autorise des réouvertures, sous conditions

Comment est-ce possible ? C’est l’interprétation que fait le secteur vidéoludique en lisant le décret du 19 mars 2021. Celui-ci modifie en fait un autre décret, daté du 29 octobre 2020, qui, selon son intitulé, prescrit les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Plus exactement, il modifie l’article 37 de ce décret, entre autres choses.

Cet article 37 détaille quels magasins peuvent ouvrir et dans quelles circonstances ils peuvent accueillir du public, et c’est sur lui que le gouvernement s’appuie pour organiser ce troisième confinement. Sont mentionnés les opticiens, les garde-meubles, les fleuristes et les boutiques d’informatique, mais aussi les « commerces de détail d’ordinateurs, d’unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé ».

jeux vidéo
Le décret liste les boutiques de jeux vidéo parmi les commerces essentiels ayant le droit de rouvrir. // Source : Maximo Santana

Or, cette nomenclature correspond bien les boutiques de jeux vidéo. Son code NAF 47.41Z  regroupe en effet les commerces de consoles de jeux vidéo, de logiciels non personnalisés (y compris les jeux vidéo), mais aussi les ordinateurs et les équipements périphériques. De quoi ravir le secteur du jeu vidéo en France, note Le Figaro, qui a relevé un changement de ton une fois que le décret a été décortiqué.

Pour autant, cela ne veut pas dire que toutes les boutiques de jeux vidéo en France ont le droit de rouvrir. En effet, les restrictions spécifiques aux grands centres commerciaux sont toujours d’actualité : dans le cas où la boutique se trouve dans une galerie marchande dont la surface fait plus de 20 000 m², elle doit rester fermée. Les règles pour ces zones sont en place depuis la fin janvier 2021.

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