Avec le Discovery Tour, Ubisoft nous invite à prendre part à une visite guidée de l'ancienne Égypte. Un chouette bonus pour les joueurs d'Assassin's Creed Origins.

Formidable aventure renouant avec l’illustre passé de la franchise à laquelle il appartient — notamment la faculté à dépayser –, Assassin’s Creed Origins fut l’un des temps forts de 2017. Après une année en jachère, la saga phare d’Ubisoft est revenue plus forte que jamais, se remettant en question sur certains points après deux opus discutables ayant installé une forme de lassitude.

Assassin’s Creed Origins a surtout nécessité de longues années de labeur afin de reconstituer l’ancienne Égypte la plus authentique possible. N’hésitant pas à frapper à la porte d’historiens reconnus et à rassembler un maximum d’informations, les développeurs ont eu la bonne idée de faire de leur blockbuster, avant tout une source de divertissement, un outil ludique pour parfaire ses connaissances de l’Antiquité. Voire s’y familiariser ou en faire la découverte. Ce bonus, gratuit pour les acheteurs d’Assassin’s Creed Origins, facturé 19,99 euros pour les autres, s’appelle Discovery Tour. Et c’est une belle réussite.

Du tourisme en pleine Égypte antique

En simplifiant à l’extrême, le Discovery Tour transforme Assassin’s Creed Origins en un vaste musée reprenant l’immense carte du jeu et disséminant plusieurs dizaines d’étapes à visiter, chacune d’entre elles se nourrissant de guides audio qui alternent voix féminine et masculine. En somme, nous sommes libres d’arpenter les luxuriants — et toujours très beaux — environnements du jeu. Comme il n’y a pas de combat ni de quête à remplir, on est davantage dans la balade posée. Pour le simple plaisir de l’exploration et de la (re)découverte. Une réelle volonté de parcourir ce musée virtuel et d’en percer les moindres secrets en suivant les chemins prédéfinis pour activer les points déclenchant les explications.

Cela veut dire aussi que le Discovery Tour profite du moteur graphique d’Assassin’s Creed Origins. Une véritable aubaine pour lier l’utile à l’agréable au regard de la beauté visuelle et du soin apporté aux petits détails. Pour les pérégrinations, plusieurs choix s’offrent : on peut se téléporter sur un lieu où se trouve un guide audio que l’on aura sélectionné dans les menus, ou on peut s’y rendre à la sueur de son front pour mieux profiter des paysages en incarnant un personnage croisé dans l’aventure principale. Ubisoft a même pensé à inclure un journal indiquant les choses déjà vues et l’opportunité de prendre de belles photos.

Les différentes étapes expliquées sont rangées dans des catégories généralistes, de l’Égypte au sens strict aux Pyramides, en passant par Alexandrie ou encore les us et coutumes de l’époque. Les mini documentaires qui les habitent sont d’une durée variable — de deux à dix minutes — et s’intéressent à une poignée d’éléments clefs (la momification, les rites, les constructions, la religion, etc.). Bien évidemment, ne vous attendez pas à une tonne d’informations à ingurgiter façon lecture d’une encyclopédie pesant une tonne. Ici, les éléments, très bien renseignés, sont savamment choisis pour ne pas assommer. Ce n’est pas une ennuyante leçon d’Histoire, plus un plongeon agréable dans le passé. D’ailleurs, bien qu’étant spectateur 90 % du temps, on ne s’ennuie jamais. Et, cela va de soi — on apprend des choses.

Les détracteurs pourront y voir une manière un peu nombriliste de la part d’Ubisoft de prouver que ses équipes savent se documenter quand elles façonnent un jeu. Une critique pas forcément fondée, mais alimentée par les rares renseignements sur les coulisses quant aux libertés prises pour servir le gameplay (exemple : les huiles permettant de faire des bombes). On préfère imaginer le Discovery Tour comme un formidable tremplin pour s’intéresser à l’Histoire.

En 2018, quand on est jeune, on n’a pas forcément envie d’ouvrir une encyclopédie. Mais, toujours en 2018, une manette entre les mains peut tout changer.

Assassin’s Creed Origin est disponible sur toutes les plateformes pour une cinquantaine d’euros.

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