Avec sa direction artistique et ses bonnes idées de gameplay, Figment 2: Creed Valley enchante de bout en bout. Une vraie petite parenthèse d’émerveillement.

Qu’est-ce que Figment 2: Creed Valley ? C’est la question que je me suis posée quand j’ai lancé le jeu pour la première fois, alors que je n’ai jamais joué au premier épisode. Parfois, ne rien connaître d’une œuvre avant de la découvrir de A à Z est une excellente chose : la naïveté décuple la curiosité et l’ébahissement lié à l’exploration. Je l’admets sans détour : j’ai adoré parcourir Figment 2: Creed Valley, et c’est sans doute parce que j’ignorais totalement à quoi m’attendre.

Le premier plaisir est visuel. Figment 2: Creed Valley est une production avec une direction artistique enchanteresse. Ce constat visuel est appuyé par une bande son qui donne envie de bouger. Pendant les combats contre les boss, c’est presque un spectacle dansant qui prend place, avec des éléments du décor qui s’animent en rythme. Si j’étais parent, j’aurais adoré partager Figment 2: Creed Valley avec mon enfant, et gesticuler avec lui.

Figment 2: Creed Valley // Source : Capture PS5
Les projecteurs sont sur le héros. // Source : Capture PS5

Figment 2 est une balade dans l’esprit humain

Disponibilité

Figment 2: Creed Valley est disponible sur PC, Nintendo Switch, PS4, PS5, Xbox Series X|S et Xbox One à compter du 9 mars.

Derrière ses airs de conte pour enfants, Figment 2: Creed Valley nous demande d’arpenter l’esprit d’un être humain. En l’occurrence : un père de famille obsédé par l’achat d’un bien immobilier, au point d’oublier tout ce qui est essentiel aux yeux de ses proches (c’est-à-dire : être présent). Naturellement, son esprit est gangréné par des doutes et des cauchemars, qu’il faudra combattre dans la peau d’un héros prénommé Dusty — considéré comme le « courage de l’Esprit ». En résulte une aventure débordant de bons sentiments ou, tout du moins, qui rappelle quelques leçons de vie avec bienveillance.

Comme on se balade dans l’esprit humain, on croise beaucoup de bonshommes symbolisant chacun une opinion. L’occasion pour les développeurs d’appuyer le récit par de l’humour quand, par exemple, l’Opinion sur les réseaux sociaux assène : « Je ne suis pas un mouton. Je ne suis personne. » Ces multiples rencontres, bien écrites, nourrissent les pérégrinations de Dusty, qui passe d’un tableau à l’autre pour pourchasser des Cauchemars (spoiler : il y en a un sur la peur des clowns, illustrée par un arlequin).

Figment 2: Creed Valley mise sur la variété pour convaincre

En termes de mécaniques de jeu, Figment 2: Creed Valley est davantage un puzzle game classique qu’une aventure à la Zelda ou, plus récemment, à la Tunic. Sauf dans de rares affrontements, on ne se sent jamais acculés par le défi ou l’obligation de bien faire. Le voyage est plutôt paisible, parfois animé par des moments de réflexion plus soutenus. Les quelques combats n’ont rien de profondément exaltant, et consistent souvent à éviter ce qui nous veut du mal. Figment 2: Creed Valley mise sur la variété pour convaincre, dans le sillage de cette enquête complète. Elle consiste à récolter des indices, puis à désigner les éléments qui écroueront le coupable. C’est avec ce genre de phases que le jeu parvient sans cesse à surprendre.

Figment 2: Creed Valley // Source : Capture PS5
La phase d’enquête. // Source : Capture PS5

On louera par ailleurs la capacité du studio Bedtime Digital Games à se montrer très malin dans le traitement de son univers. Quand on arpente l’esprit humain, on a l’occasion de l’ouvrir ou de le fermer. Outre des modifications visuelles, ce passage d’un mode à l’autre change la disposition des environnements et, par extension, les chemins que l’on peut emprunter. Cet argument pourrait être davantage exploité, mais Figment 2: Creed Valley pâtit d’un manque d’ambition, à cause de son statut de production modeste.

Esprit fermé Esprit ouvert

Les limitations se ressentent aussi sur le gameplay, avec des mouvements d’abord difficiles à appréhender (Dusty est assez pataud) et quelques bugs qui trahissent des désagréments de finition. Ainsi, on a dû recommencer un niveau entier à cause d’un pont qui empêchait notre traversée. Il n’y a rien de bien méchant, juste cette impression que Figment 2: Creed Valley mériterait d’être autant choyé dans la forme que sur le fond.

Le verdict

Figment 2: Creed Valley // Source : Bedtime Digital Games
7/10

Figment 2 : Creed Valley

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Il n’y a pas d’offres pour le moment

Figment 2: Creed Valley est un jeu vidéo hyper malin, qui transforme les méandres de l’esprit humain en conte qui enchante du début à la fin. Avec son gameplay simpliste, il se veut hyper accessible. Avec son traitement, il s’improvise donneur de (bonnes) leçons.

Il est simplement dommage de voir les ambitions de Figment 2: Creed Valley se briser sur l’échelle de la modestie. Un point qui l’empêche de décoller totalement. On retiendra quand même le joli voyage qu’il nous invite à vivre, à condition d’être ouvert d’esprit.

 


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