Mise en demeure par la CNIL l'an denier, l'école 42 met de l'ordre dans son utilisation de la vidéosurveillance. Les caméras évitent désormais de pointer sur des zones sensibles.

Les choses sont rentrées dans l’ordre à l’école 42. Mise en demeure fin octobre par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour des pratiques excessives en matière de vidéosurveillance, l’établissement scolaire fondé par Xavier Niel a fini par revenir dans les clous de la loi. Par conséquent, l’autorité administrative annonce ce 23 juillet la levée de son injonction.

Extrait du documentaire « Ecole 42, Born to Code » // Source : YouTube/Neo Ent TV

Une vidéosurveillance réduite et resserrée

Cette mise en conformité ne signifie pas que les caméras disparaissent de l’école. Elles sont toujours utilisées pour surveiller ce qui se passe dans les murs de l’établissement. Seulement, leur nombre a été réduit et celles qui restent ont été réorientées lorsqu’elles pointaient vers les espaces de travail, les postes du personnel ainsi que les lieux de détente des étudiants.

Parmi les autres mesures relatives à la vidéosurveillance, l’école 42 a resserré l’accès aux images afin d’éviter que des personnes non autorisées, comme les étudiants, ne soient en mesure de les consulter. Enfin, des indications sur la présence de caméras figurent dans les mentions du site web de 42 ainsi que dans les locaux, grâce à la présence de panneaux d’information.

Xavier Niel visitant l’école 42. // Source : Wikimedia Commons/Ministère français de l’Enseignement supérieur et de la recherche

Mise en garde de la CNIL

Dans un courrier adressé au président de l’association 42, la présidente de la CNIL rappelle que ces modifications doivent s’inscrire dans la durée. Sinon, la voie de la sanction serait de nouveau empruntée. « Si la persistance ou la réitération des manquements […] était constatée à l’occasion de vérifications ultérieures, une procédure de sanction pourrait être engagée à l’encontre de votre organisme », prévient ainsi Marie-Laure Denis.

Par ailleurs, sur un autre grief relevé par la CNIL concernant la politique de gestion des mots de passe, la situation s’est aussi nettement améliorée. Désormais, les étudiants sont poussés à choisir des mots de passe robustes, tandis que les personnes autorisées à voir les images de vidéosurveillance doivent renouveler le leur régulièrement, afin de limiter les risques en cas de compromission.

À lire sur Numerama : La montée en puissance de la vidéosurveillance alarme la Cnil

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