Le régulateur des télécoms a fait un bilan d'étape, un an après la fin des frais d'itinérance dans l'Union européenne. La satisfaction est au rendez-vous.

Le régulateur français des télécommunications tire un premier bilan tout à fait positif de la fin des frais d’itinérance au sein de l’Union européenne. Dans un communiqué publié le 15 juin, pile un an après l’entrée en vigueur des nouvelles règles, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) relève avec satisfaction qu’il y a eu très peu d’incidents sur le roaming.

« Depuis octobre 2017, l’Arcep n’a enregistré qu’une trentaine d’alertes relatives aux services d’itinérance en Europe sur son espace de signalement J’alerte l’Arcep », note le gendarme des télécoms. Cela ne représente que 0,2 % des signalements reçus depuis que cette plateforme de contact a été mise en place. C’est effectivement très peu, mais il faut apporter deux nuances.

Les alertes, un mois après le lancement de J’alerte L’Arcep

En premier lieu, le site a été mis en place qu’à l’automne dernier, plusieurs mois après l’entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire. Il n’a donc pas pu servir à collecter les éventuels incidents survenus entre juin et octobre. En second lieu, la visibilité de la plateforme auprès du grand public reste à vérifier : combien de mobinautes savent que J’alerte l’Arcep existe ?

Nonobstant ces deux remarques, l’Arcep s’est assurée que les opérateurs jouaient le jeu, à travers « un contrôle vigilant [de] chaque offre commercialisée en France », ce qui a parfois conduit les opérateurs «  à lever des imprécisions dans les brochures tarifaires ou les messages d’information tarifaire envoyés aux utilisateurs en déplacement, à corriger certains tarifs, et à faire évoluer certaines offres ».

Seules 0,2 % des alertes reçues sur J’alerte l’Arcep concernent l’itinérance en Europe

Seule limite à ce contrôle : les dérogations qui ont été données à onze opérateurs de type MVNO (opérateur de réseau mobile virtuel) par le régulateur. Sous certaines conditions, ces sociétés peuvent facturer des frais d’itinérance supplémentaires si leurs clients se rendent à l’étranger. Les mobinautes ayant un contrat avec un MVNO doivent donc s’en assurer avant de se déplacer.

Quant aux usages, l’Arcep note que les mobinautes ont su se saisir de la disparition du roaming.

En se basant sur un baromètre réalisé par le Crédoc, le gendarme des télécoms remarque «  le trafic de téléphonie comme le nombre de SMS émis en itinérance a augmenté d’environ 40 % au deuxième semestre 2017, par rapport à au deuxième semestre 2016 ». Pour la consommation de données en itinérance, elle a été presque multipliée par 4 sur la même période.

Tous les voyants sont donc au vert. Et les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là : maintenant que le surcoût qu’il fallait payer pour utiliser son mobile à l’étranger a disparu, l’Europe veut s’attaquer cette fois au prix des appels et des SMS entre pays de l’Union européenne. Objectif ? Obtenir un plafonnement de quelques centimes, 19 pour un appel et 6 pour un texto.

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