En première lecture, l'Assemblée nationale a voté en faveur de la proposition de loi qui interdit les smartphones dans les écoles et les collèges.

C’était prévisible, au regard des forces qui composent l’Assemblée nationale. Jeudi 7 juin, les députés ont voté en faveur de la proposition de loi sur l’interdiction de l’usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges. Déposé par les membres de la République en marche, majoritaires à la chambre basse du parlement, le texte doit maintenant être examiné par le Sénat.

Sur Twitter, le groupe politique s’est félicité de cette option, estimant « qu’avec ce texte, on favorise la concentration, les interactions sociales et l’activité sportive ». Il est à noter que la proposition de loi n’a pas fait l’unanimité dans les rangs de l’Assemblée, la gauche et la droite se retrouvant pour l’occasion d’ailleurs pour dénoncer une proposition «  inutile » une « tartufferie » et une « simple opération de communication ».

Cette hostilité des autres groupes, à l’exception de la majorité présidentielle, du MoDem et de l’UDI-Agir, laisse augurer un combat politique plus difficile à remporter dans la chambre haute du parlement, puisque le groupe Les Républicains constitue l’effectif le plus étoffé, suivi du Parti socialiste. Les membres de La République en marche sont une force minoritaire au Sénat.

La proposition de loi, qui ne comporte qu’un seul article, doit en principe produire ses premiers effets à partir de la rentrée 2018 et ainsi concrétiser une promesse d’Emmanuel Macron faite durant la campagne présidentielle. Jean-Michel Blanquer, qui a été nommé à l’Éducation nationale, a rappelé à diverses occasions dans les médias son intention de mettre en œuvre cet engagement.

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