Les modalités restent à définir, mais le gouvernement persiste : les smartphones et téléphones portables ne seront plus les bienvenus au collège et à l'école primaire.

C‘était l’une des idées du candidat Macron — son ministre Jean-Michel Blanquer ne l’a pas abandonnée malgré la levée de boucliers. Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le ministre de l’éducation nationale a confirmé que l’interdiction des téléphones portables (smartphones et dumbphones) sera effective à la rentrée 2018, soit en septembre prochain. «  Nous sommes en train de travailler sur cette question pour les modalités  », a-t-il précisé, laissant entendre que le dispositif serait réfléchi et non déployé en urgence.

En effet, cette mesure qui a été mise en avant pour retrouver l’attention des salles de classe pose quelques problèmes. L’école primaire n’est peut-être pas l’enjeu du débat, mais bien plus le collège, où les enfants, presque adolescents, gagnent petit à petit leur indépendance. Le téléphone des années passées et le smartphone de notre quotidien sont des outils permettant la communication avec les parents mais aussi des outils modernes de sociabilisation — quels que soient les défauts qu’on puisse leur trouver.

L’interdiction pure et simple pour un élève de 3e, qui oscille entre ses 14 et ses 16 ans, semble difficile à mettre en place. Le ministre avait alors évoqué des casiers qui peuvent être fermés à clef par les élèves : les placer, peut-être, avant les salles de cours ou les bâtiments serait une demi-mesure productive. Le téléphone resterait alors autorisé dans la cour de récré et pendant les pauses. Reste que ni les écoles primaires, ni les collèges sont aujourd’hui équipés de tels dispositifs : s’il retient l’idée, le gouvernement devra donc trouver le budget nécessaire pour mener une réforme qui ne garantira pas de manière sûre et certaine le retour de l’attention dans les salles de classe.

Partager sur les réseaux sociaux