L'Équateur a fait connaître son intention de recourir à une médiation internationale pour mettre fin au séjour de Julian Assange dans son ambassade à Londres. La situation est qualifiée d' « intenable » par la ministre équatorienne María Fernanda Espinosa.

Depuis le 19 juin 2012, Julian Assange est le pensionnaire forcé de l’ambassade de l’Équateur à Londres. Le fondateur de WikiLeaks y a élu domicile pour échapper aux poursuites judiciaires dont il fait l’objet en Suède ainsi qu’aux États-Unis. Voulant trouver une porte de sortie lui évitant d’être arrêté, Julian Assange a envisagé en 2017 de reprendre ses démarches pour quitter les lieux, et a songé à demander l’asile à la France.

Mais il n’y a pas que Julian Assange qui a envie de partir. Du côté de l’Équateur aussi, on trouve que le « séjour » de l’Australien n’a que trop duré. María Fernanda Espinosa, la ministre des relations extérieures et des migrations humaines du pays, a ainsi fait savoir que la situation devenait, selon son propre terme, « intenable ».

Elle en appelle donc à une médiation internationale pour que Julian Assange quitte l’emprise diplomatique de manière ordonnée.

María Fernanda Espinosa / CC Flickr Cancillería del Ecuador

L’Équateur en appelle à un médiateur

Julian Assange s’était réfugié dans l’ambassade pour échapper à une plainte pour viol, que l’intéressé conteste ; si les charges ont été abandonnées l’année dernière, le créateur de WikiLeaks n’a pas quitté l’ambassade pour autant. Il estime que l’action en justice à son encontre était une manœuvre visant à le faire extrader, tôt ou tard, vers les États-Unis, qui veulent le juger en tant que responsable des révélations faites par WikiLeaks.

La ministre équatorienne a déclaré que son pays était actuellement à la recherche « d’un pays tiers ou d’une personnalité  » afin d’agir en tant que médiateur lors d’une éventuelle négociation avec le Royaume-Uni. «  Aucune solution ne sera trouvée sans coopération internationale et la coopération du Royaume-Uni, qui a manifesté son souhait de trouver une issue », a complété María Fernanda Espinosa.

Il y a un an, Julian Assange avait refusé de se livrer aux États-Unis malgré la libération de Chelsea Manning, dont il avait pourtant fait une condition de sa reddition.

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