Faute d'avoir pu compter sur Altice, Molotov, la plateforme de distribution de chaînes de télévision sur Internet, pourrait rebondir grâce à Xavier Niel.

L’avenir de Molotov devrait bien s’écrire avec Xavier Niel. D’après les informations de la publication spécialisée La Lettre A, le fondateur de Free a l’intention de placer quelques billes dans le service de distribution de chaînes de télévision sur Internet. Il est question d’un apport de 15 millions d’euros, via la holding privée du milliardaire française, NJJ.

Cet investissement se déroulerait dans le cadre d’une levée de fonds qui, espère la plateforme vidéo, permettrait de dégager entre 30 et 40 millions d’euros au total. Le 25 juin, nos confrères rapportaient l’existence de discussions entre Xavier Niel et Molotov, qui a un besoin pressant d’argent frais pour faire face à ses créanciers et renflouer sa trésorerie, à sec.

Un modèle économique fragile

En réalité, la piste Niel existe depuis le mois de mai. L’Opinion évoquait la bonne entente entre le président de Molotov, Jean-David Blanc, et Xavier Niel, et l’appréciation favorable du second à l’égard du projet du premier. Surtout que, la perspective d’un rapprochement avec la maison-mère de SFR, envisagé en début d’année, est finalement allée nulle part, faute, selon Les Échos, d’un désintérêt de certains actionnaires.

Les affres de Molotov dont fait état la presse traduisent la difficulté qu’a la société à établir un modèle économique viable et pérenne. Molotov annonçait à nos confrères de FrAndroid, le 28 janvier, que l’entreprise allait « bien » et qu’elle n’était « pas à vendre », alors qu’on la disait quelques jours plus tôt au pied du mur… Une déclaration faite la veille de l’annonce de négociations exclusives avec la maison-mère de SFR.

En juin 2018, on apprenait également que France Télévisions, TF1 et M6 avaient également tenté de racheter ensemble Molotov, mais que la startup française avait demandé près de 100 millions d’euros, une somme jugée beaucoup trop élevée par les chaînes de TV. À la place, elles ont préféré s’accorder pour investir moitié moins dans la plateforme de SVOD Salto, dont l’arrivée tarde (on l’attend pour la fin de l’année).

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