La santé connectée, finalement pas l'El Dorado promis ? Après le rachat de Withings, Nokia doute.

Le billet adressé aux investisseurs sur le site de Nokia est laconique : le groupe entame une révision stratégique de sa division santé numérique. Ce terme ne signifie pas que tout va mal, mais il a tendance à nous faire croire que tout ne va pas si bien. Pour rappel, Nokia avait racheté Withings en 2016, l’une des pépites françaises des objets connectés, qui s’était attachée à sortir des produits à la fois fiables, élégants et véritablement utiles au quotidien. La transaction, chiffrée à 170 millions d’euros, avait fait passer tout ce joli coffre aux trésors des mains de Withings à celles de Nokia.

Dans un deuxième temps, le géant finlandais avait ajusté sa stratégie. D’un côté, un retour sur les smartphones ; de l’autre, un investissement croissant sur des secteurs nouveaux, comme la santé connectée. Les produits Withings sont devenus des produits Nokia Health, jetant le nom originel de l’entreprise définitivement aux oubliettes. Aujourd’hui, presque deux ans après ce rachat et à peu près un an après le changement de stratégie qui s’est profilé au MWC 2017, Nokia doute.

Quelles seraient les options pour Nokia ? Après avoir eu quelques soucis avec Withings (le redesign des applications est mal passé et, plus récemment, une balance connectée vendue une fortune a vu sa fonction la plus avancée être retirée par une mise à jour), la firme pourrait tout simplement chercher à se débarrasser de sa division — ou en revendre une partie. Le communiqué précise que la révision stratégique « pourrait ou ne pourrait pas  » aboutir à une transaction.

Une autre option, moins dramatique, pourrait voir Nokia attaquer plutôt le marché de la santé connecté du côté des professionnels et non du côté des particuliers. Le secteur se met effectivement doucement en place et des acteurs comme Nokia auraient un intérêt financier à s’y intégrer rapidement. Les certifications sont certes plus difficiles à recevoir, mais les clients potentiels sont nombreux.

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