La Chine a annoncé la création prochaine d'une base de données recensant les cyberattaques subies par les entreprises du monde de la tech. À compter de janvier 2018, les FAI et les groupes de télécom seront obligés d'y enregistrer ce type de menace, sous peine d'être sanctionnés.

La Chine continue de multiplier les mesures touchant de près ou de loin au web. Dernière décision en date : la future création d’une base de données pour recenser toutes les cyberattaques subies par les entreprises privées du monde de la tech comme par les infrastructures du régime.

C’est ce qu’a annoncé le ministère de l’Industrie et des technologies de l’information ce mercredi 13 septembre, comme l’affirme Reuters. Les entreprises de télécom, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et les bureaux d’enregistrement de noms de domaine auront pour obligation d’y enregistrer les attaques ou menaces subies à compter du 1er janvier 2018, sous peine de subir des «  avertissements, des amendes et autres sanctions administratives » de la part du ministère.

Les cyberattaques en question recouvrent un champ pour le moins vaste, qu’il s’agisse d’une intrusion par trojan, de malware ou plus généralement de failles de sécurité.

CC Nicolas de Camaret

Une énième mesure d’encadrement

Depuis janvier 2017, Pékin multiplie les mesures restrictives autour du web, déjà soumis au strict contrôle du grand pare-feu chinois. L’usage des VPN, les réseaux privés virtuels qui permettent de contourner la censure du web, sera ainsi bloquée par les FAI d’ici février 2018.

Apple a déjà dû supprimer plusieurs applis VPN de son App store cet été, tandis que la condamnation d’un internaute chinois à 9 mois de prison pour en avoir commercialisé a indigné (et inquiété) les réseaux sociaux chinois.

Début août, les FAI chinois se livraient pour leur part à un exercice imposé par Pékin afin de tester leur réactivité en matière de censure de sites web jugés « dangereux ». À compter du 1er octobre, tous les auteurs de commentaires sur le web devront enfin être identifiés.

Partager sur les réseaux sociaux