Google Brain, une branche de recherche du géant de la tech spécialisée dans l'IA, s'est associée avec plusieurs universités de médecine américaine. Leur objectif commun ? Créer un outil médical prédictif capable d'anticiper les futures maladies ou problèmes de santé à partir d'un simple dossier médical.

Parmi les nombreux projets sur lesquels planchent les équipes de Google, l’un des derniers en date pourrait potentiellement révolutionner le monde de la santé. Et pour cause : il permettrait d’anticiper vos futures maladies ou hospitalisations à partir de votre dossier médical.

Ce mercredi 17 mai, Google a annoncé travailler avec plusieurs universités américaines — à Chicago et à San Francisco — afin d’aboutir à une technique de machine learning qui permettrait de prédire tout type d’événement médical, qu’il s’agisse d’une future hospitalisation (comme de sa durée), d’une simple projection de votre futur état de santé ou encore d’un retour potentiel à l’hôpital après en être sorti.

Comment ? En analysant les nombreuses données constituant les dossiers médicaux — résultats d’analyse, antécédents, traitements suivis… — des patients (tous anonymisés) pour en inférer de telles prédictions.

Katherine Chou, la responsable de Google Research en charge du projet, est convaincue que cette mine de renseignements offre de telles possibilités : «  Il existe énormément de données médicales, surtout depuis l’adoption des dossiers médicaux informatisés sur les 10 dernières années. Nous n’avons pas encore trouvé le moyen de tirer profit d’un tel potentiel. » Mais les premiers retours l’incitent déjà à l’optimisme : « Nous avons confirmé les donnée et découvert des résultats prometteurs. »

médecin blouse stéthoscope hopital

Anticiper les arrêts cardiaques

Le choix de l’université de médecine de Chicago n’est évidemment pas un hasard : l’établissement travaille depuis des années sur ces techniques prédictives. Et il a déjà abouti à certaines innovations, comme l’algorithme eCART qui utilise ces données pour anticiper un arrêt cardiaque chez les patients à risque. La technologie est même commercialisée auprès de certains hôpitaux par l’entreprise locale Quant HC.

Google précise qu’il s’agit pour l’instant de simples recherches sur des millions de patientsvisant à améliorer le traitement des patients : l’entreprise ne prétend à aucune garantie de résultat. Pour Katherine Chou, ce travail, effectué avec des millions de dossiers différents, reste essentiel : « Parvenir à plus de soins préventifs s’avère toujours gagnant. »

Difficile de la contredire, ce genre de recherche paraissant forcément moins à risque que de nouveaux outils du même genre, tels que la prévision policière. Testée dans certains États américains, elle consiste à prédire un crime avant qu’il ne se produise, comme dans Minority Report.

Partager sur les réseaux sociaux