Des ingénieurs ont développé une application pour montre connectée capable d'authentifier une véritable signature d'une imitation grâce aux capteurs de mouvement intégrés dans l'appareil.

Une collaboration entre plusieurs scientifiques spécialisés dans la sécurité cybernétique et l’ingénierie industrielle a permis la création d’une application pour smartwatch qui présente un grand potentiel. Celle-ci est capable de vérifier l’authenticité des signatures manuscrites à partir des données recueillies sur le mouvement de poignet du signataire.

Cette application est le fruit du travail conjoint de scientifiques de l’Université Ben-Gourion du Néguev et de l’Université de Tel-Aviv. Elle recourt aux capteurs de mouvement déjà présents parmi les bracelets les plus populaires du moment pour livrer son verdict.

Le logiciel permet de compiler les données fournies par l’accéléromètre et le gyroscope afin de détecter l’orientation du geste. Cela créé alors un algorithme d’apprentissage automatique qui distingue les signatures authentiques des falsifiées.

Des tests probants

Pour en arriver là, l’équipe de chercheurs a demandé à 66 étudiants équipés de smartwatches de procéder, grâce à un stylo numérique, à l’enregistrement d’une quinzaine de copies de leur propre signature. Ensuite, il leur a été demandé d’imiter les signatures des autres participants afin de voir à quel point la reconnaissance du système est convaincante. Les résultats s’avèrent concluants, comme s’en félicite l’un des chercheurs : «  L’ utilisation d’ un dispositif porté au poignet comme un tracker d’activités fournit des données plus complètes que d’autres appareils portables puisqu’il mesure les gestes des bras, de la main et de tous les doigts d’un utilisateur plutôt que juste un seul doigt ou l’avant-bras ».

Autre avantage majeur, la méthode utilisée fonctionne sur n’importe quel support : «  Vous pouvez utiliser pratiquement tous les appareils à portés de main pour écrire et recueillir la signature, même sur un document papier, comme un contrat, un reçu ou tout autre document non numérisé.  »

La commercialisation n’est pas pour demain

Les chercheurs ont déposé un brevet pour leur système initial et envisagent de nombreuses autres fonctionnalités à l’avenir tout en mettant la priorité sur l’amélioration de sa précision.

Rien n’a encore été arrêté pour la commercialisation de l’application : les ingénieurs pensent à une banque ou bien à lancer carrément leur propre start-up pour rendre leur produit accessible au plus grand nombre. Une gageure quant on connaît l’état moribond du marché des smartwatchs, au vu des chiffres de vente récents.

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