L'autorité des télécoms lance une consultation publique pour améliorer ses indicateurs de qualité des services fixes d'accès à internet et de téléphonie. Son protocole actuel est jugé insuffisant.

Il va y avoir du changement dans la manière dont le gendarme des télécoms français évalue la qualité des services fixes d’accès à Internet et de téléphonie : en début de semaine, l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes a annoncé avoir soumis à consultation, jusqu’au 6 janvier 2017, un projet de refonte complète de ses indicateurs.

Objectif annoncé de l’Arcep ? « refléter au mieux l’expérience des utilisateurs dans une optique de régulation par la data ». Plus précisément, il s’agit « d’offrir aux utilisateurs une mesure plus fiable et plus représentative des services fixes d’accès à Internet et de téléphonie », en profitant des opportunités nouvelles offertes par le numérique, comme par exemple les outils de production collaborative.

Refléter au mieux l’expérience des utilisateurs

Le principal problème identifié dans le protocole utilisé jusqu’à présent par l’Arcep se situe au niveau du poids occupé par les opérateurs. Dans sa décision du 29 janvier 2013, elle a autorisé les opérateurs à choisir le prestataire de leur choix et pourront optimiser leur réseau pour répondre aux besoins spécifiques des tests. Difficile, dans ces conditions, d’avoir une photographie réaliste de la situation.

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La décision de l’Arcep a été saluée par l’UFC-Que Choisir. « La suppression à venir de l’actuel outil de la mesure de la qualité de l’Internet fixe, ne peut que réjouir l’UFC-Que Choisir qui prend acte de la volonté de l’autorité d’améliorer la pertinence de ses travaux ». Et de l’inviter dans la foulée à faire de même pour son dispositif de mesure de la qualité de l’Internet mobile, pour être cohérent.

En attendant, l’Arcep a diffusé ses derniers observatoires de qualité des services fixes d’accès à Internet et de téléphonie sous leur forme actuelle. À compter du second semestre 2017, le gendarme des télécoms entend mettre un point final à ce chapitre pour en ouvrir un nouveau, où le suivi de l’état des réseaux sera nettement plus précis et surtout moins sujet aux controverses.

À lire sur Numerama : Le gendarme des télécoms va multiplier ses contrôles sur les opérateurs

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