Les promesses de l'hyperloop n'ont pas échappé aux gouvernements. Certains sont déjà en train d'étudier la faisabilité d'un train à très grande vitesse. C'est le cas de Londres, qui est en contact avec deux sociétés.

C’est un vieux rêve qui nécessitera des milliards d’euros d’investissement, de grandes avancées techniques et une très solide volonté politique pour lui permettre de devenir réalité. Pourtant, malgré tous ces obstacles à franchir, quelques pays dans le monde ne cachent pas leur intérêt pour l’hyperloop, un concept de train à très grande vitesse dont le déplacement se fait sur un coussin d’air dans des tubes.

C’est le cas de la Slovaquie, qui a signé un accord avec Hyperloop Transportation Technologies pour explorer la faisabilité d’un projet de ligne reliant quelques capitales d’Europe centrale (Vienne, Bratislava et Budapest). C’est aussi le cas de la Russie, qui s’est rapprochée d’une autre firme, Hyperloop One, pour imaginer une sorte de Route de la Soie high tech entre l’Europe et la Chine.

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Verra-t-on un jour ce type de tubes au Royaume-Uni ?

Mais ce n’est pas tout. Le Royaume-Uni aussi regarde de très près l’idée d’un train futuriste. Une enquête de Wired révèle que l’exécutif a eu des discussions avec les deux sociétés du secteur, à savoir Hyperloop One et Hyperloop Transportation Technologies, à propos de ces infrastructures ferroviaires de nouvelle génération sur le sol britannique. En la matière, une « réponse forte » du gouvernement aurait été donnée.

Il est évoqué un axe Londres – Manchester. Les deux villes sont séparées de 336 km. En voiture, il faut un peu plus de 4 heures pour aller de l’une à l’autre ; en train, il faut deux bonnes heures. Et en hyperloop ? Moins de 20 minutes. La ligne pourrait même être prolongée plus au nord, en connectant Leeds (qui n’est certes qu’à une heure de route) ou carrément Édimbourg.

Puisque le Royaume-Uni a une géographie dont la forme générale est assez allongée, un tel train peut devenir une véritable colonne vertébrale en matière de transport, qui parcourrait le pays du nord au sud — à la manière des autoroutes, qui sont surtout placées selon un axe nord-sud. Vu la vitesse de l’hyperloop, c’est clairement plus pertinent qu’un axe est-ouest.

La mise en place de l’hyperloop aurait du sens au regard de la géographie du Royaume-Uni

Il reste à savoir quelles suites seront données à la soi-disante « réponse forte » que Londres aurait donnée à Hyperloop One. Même si un feu vert était donné tout de suite, il faudrait des années — pour ne pas dire des décennies — avant que celui-ci n’aboutisse. Une quantité invraisemblable d’obstacles devrait être franchie, aussi bien économiques que juridiques, techniques ou sociétales

Il suffit pour s’en convaincre de regarder les délais et les coûts évoqués pour les travaux concernant le réseau de transport public du Grand Paris. On parle de 20,5 milliards de dollars (mais aussi de 43,2 milliards en incluant d’autres coûts, comme la rénovation du matériel roulant et la mise en accessibilité) et d’un achèvement des travaux vers 2030, pour un projet remontant au milieu des années 2000.

En France, l’hyperloop intéresse aussi. On sait par exemple que la firme Hyperloop One s’appuie sur des partenaires au savoir-faire évident dans le domaine des transports pour opérer ses navettes. Ainsi, la startup compte notamment collaborer avec le français Systra, détenu par la RATP, et la SNCF, pour le déploiement du mode de transport à travers le monde.

À lire sur Numerama : Découvrez le premier test de l’Hyperloop

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