Londres va instaurer, à partir d'octobre, une nouvelle taxe qui visera les voitures les plus polluantes. La ville multiplie les mesures contre cette forme de nuisance épinglée par l'Union européenne.

Londres déploie un nouvelle mesure anti-pollution, après avoir instauré un paiement urbain pour accéder à son centre (la « Low Emission Zone »). Sadiq Khan, le maire de la capitale britannique, a affirmé qu’une nouvelle taxe à payer entrera en vigueur à l’encontre des voitures les plus polluantes dès le 23 octobre prochain. Montant à payer : 10 livres à chaque accès.

La nouvelle taxe, nommé « T-charge », sera couplée à un autre impôt de circulation urbaine qui augmentera le montant à payer. Ainsi, si un conducteur d’une voiture pré-Euro 4 circule en plein jour entre lundi et vendredi, il devra dépenser 21,50 livres.

Khan souligne la nécessité de cette décision : « Il est insupportable de vivre dans une ville où l’air est si toxique que beaucoup de nos enfants grandissent avec des problèmes de respiration. Si nous ne faisons pas de changements drastiques maintenant, nous ne protégerons pas la santé de nos familles à l’avenir. »

Plusieurs projets en chantier

L’impôt touchera environ 10 000 voitures qui ne respectent pas les réglementations établies par les paramètres des véhicules Euro 4. En 2015, les députés anglais avaient déclaré que la situation de pollution qui concernait la ville était « une urgence de santé publique ». En effet, des études confirment qu’environ 9 500 personnes meurent prématurément pour des causes liées à ce genre de problématiques.

Mais Londres veut aller encore plus loin, en étendant sa zone à basse émission dans son périphérique Nord et Sud en 2019. D’autres propositions ont été faites au gouvernement britannique pour payer les citoyens afin qu’ils mettent à la casse leurs vieilles voitures.

De son côté, Paris a récemment instauré des réglementations pour contrer les problèmes de pollution. La ville a déjà interdit aux voitures produites avant 1997 de circuler dans son centre-ville pendant la semaine. Depuis le début de l’année, les véhicules qui circulent dans les rues de la capitale doivent afficher une vignettes qui indique leur niveau de pollution.

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