La mise en orbite du satellite français qui vérifiera un pan de la théorie de la relativité générale est prévue ce soir. Le décollage, prévu initialement vendredi, a été repoussé à la suite d'une mauvaise météo et d'une anomalie technique.

Cette nouvelle tentative sera-t-elle la bonne ? C’est ce que doit espérer ardemment le centre national d’études spatiales (Cnes), qui cherche depuis vendredi soir à mettre sur orbite un satellite français Microscope. Alors que la fusée Soyouz-STA Fregat-M devait initialement décoller le 22 avril, les contrôleurs au sol ont préféré repousser la mission tout au long du week-end.

Soyouz
Une fusée Soyouz au décollage
Cnes

Lors du premier report, ce sont les conditions météorologiques qui ont été en cause. Jugées défavorables, elles ont conduit le centre spatial guyanais à retarder le vol pour attendre une meilleure fenêtre de tir. Pour le second, c’est une panne au niveau de la centrale inertielle du lanceur. Celle-ci est en train d’être remplacée et une vérification technique doit avoir lieu ensuite.

Aujourd’hui, la fenêtre de tir est prévue à 23h02, heure de Paris, à supposer que tout se passe bien. Pour cela, il faut que les quatre voyants du tableau de bord du centre de commandement affichent une couleur verte. Chacun de ces voyants renseigne sur l’état d’un élément en particulier : la base, le lanceur, le(s) satellite(s) et la météo. Il suffit qu’un seul voyant passe au rouge pour tout arrêter.

Cinq satellites européens dans la fusée russe

La fusée Soyouz embarque pas moins de cinq satellites européens.

Il y a bien sûr Microscope, qui doit tester le principe d’équivalence sur lequel repose la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein. Une fois en orbite, il fera chuter deux cylindres d’une masse et d’une composition différentes pour vérifier si les fondations de la plus célèbre œuvre du scientifique se vérifient à une échelle microscopique. C’est un projet majeur pour la communauté scientifique.

Par ailleurs, le lanceur accueille le satellite Sentinel-1B, frère de Sentinel-1A, spécialisé dans l’observation de la Terre et conçu dans le cadre du programme Copernic, et trois « cubesats », qui sont des mini-satellites conçus par des étudiants dans le cadre du programme « Fly Your Satellite » de l’agence spatiale européenne pour encourager les vocations scientifiques.

À lire sur Numerama : Un satellite français va tester la relativité générale d’Albert Einstein

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