Les mouvements de populations depuis l'Afrique et le Moyen-Orient dus aux crises politiques et aux guerres transforment les mers en véritables cimetières. Un projet impliquant un robot de sauvetage EMILY a été lancé au large de l'île de Lesbos en Grèce afin d'aider les réfugiés en détresse.

EMILY (Emergency Integrated Lifesaving Lanyard), c’est l’acronyme choisi pour ce robot développé par la société Hydronalix et ayant pour mission d’aider des personnes se trouvant en détresse en mer. Et il a débarqué en Europe pour une noble cause. Plus d’un million de réfugiés ont traversé la mer fuyant les crises touchant l’Afrique et le Moyen-Orient, 4 000 personnes ont trouvé la mort pendant le voyage. L’île de Lesbos accueille 2 000 réfugiés par jour et, dépassés, les gardes côtes ont fait appel à une équipe du Center for Robot-Assisted Search and Rescue de la Texas A&M University pour lancer le projet pilote.

comment ça fonctionne ?

Déjà testé aux États-Unis depuis cinq ans, EMILY vient au secours des victimes de noyade et la présence du robot au large des îles grecques représente une étape supérieure pour le projet tout en bénéficiant aux réfugiés. Grosso-modo, EMILY se présente comme un jet ski d’une longueur de 1,2m , télécommandé par un opérateur et relié par une corde à la plage. Les naufragés s’accrochent au robot flottant afin d’être ramenés jusqu’au bateau des gardes-côtes.

EMILY est assisté par un drone quadricoptère Fotokite servant de guide. Disposant d’une autonomie de 20 minutes et allant à une vitesse d’un peu plus de 32 km/h, le robot peut ramener jusqu’à cinq naufragés en un voyage.

la solution ?

Ani Hsieh, co-président du comité du comité Safety, Security and Rescue Robotics pense qu’il y a des tas de choses positives à développer avec des robots et beaucoup de bonnes intentions mais confie à Wired que si «  EMILY est très performant pour sauver un seul noyé en mer, il est moins efficace quand il s’agit de gérer un groupe en détresse ». Au chapitre des problèmes éventuels, les designers du projet ont également imaginé, par exemple, que la longueur de la corde pourrait s’emmêler dans les hélices des bateaux des gardes-côtes.

Si la mauvaise organisation de l’aide aux réfugiés en détresse est souvent pointée du doigt, que ce soit à cause d’une mauvaise coordination entre les ONG et les volontaires ou le gouvernement qui rend difficile les opérations de sauvetage, des associations avaient déjà pensé aux drones et aux robots afin d’être plus efficaces. L’équipe ayant mis au point EMILY pour la Grèce est confiante quant à son avenir et à ses capacités et souhaite lever des fonds pour laisser au pays un exemplaire du robot.

 

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