À Los Angeles, la commission civile chargée d'encadrer les forces de l'ordre de la ville a approuvé un programme pilote d'un an permettant à certaines unités de la police de mettre en œuvre des drones. Tout comme Paris.

L’avenir de la police passe-t-il par l’utilisation de drones destinés à épauler les forces de l’ordre lorsqu’elles interviennent en opération ou pour les aider à faire un contrôle de zone ? En tout cas, c’est dans cette direction que la ville de Los Angeles entend s’orienter : un programme pilote a en effet été approuvé, autorisant la police locale à déployer ces petits aéronefs dans certaines circonstances.

En effet, le projet de proposition qui a été approuvé par la ville ne vise pas à déployer des drones dans n’importe quelle situation. Selon CNBC, c’est pour répondre à des cas de figure très précis, en l’occurrence en vue de soutenir l’action des unités spécialisées et hautement entraînées, à savoir le SWAT (Special Weapons And Tactics), un corps d’élite comparable au GIGN et au RAID.

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CC Marc Cooper

Le but, avec ces drones ? Résoudre « des situations tactiques dangereuses et à haut risque et améliorer les capacités de sensibilisation lors de catastrophes naturelles et d’incidents catastrophiques », lit-on dans le document approuvé par la municipalité. Le programme durera un an. Une limite qui n’a pas calmé les protestations et les craintes des opposants, pointant des risques sur les libertés publiques.

En France, les unités d’élite emploient déjà des drones. Dans la section des moyens spéciaux du GIGN, on emploie des mini-drones. C’est aussi le cas du RAID, qui s’est équipé de drones capables de se déplacer à l’intérieur des bâtiments. Et ces appareils ont déjà une utilité opérationnelle : après les attentats du 13 novembre, un drone a été utilisé pour une opération à Saint-Denis.

Cop 21, Euro 2016, antiterrorisme…

Et ce ne sont pas les seules forces de l’ordre à mettre en œuvre ces appareils. Pour l’Euro de football en France, la préfecture de police de Paris avait lancé un appel d’offres pour acquérir des drones supplémentaires pour assurer des missions de surveillance aérienne à basse altitude. Elle en a profité pour commander des modèles plus puissants et mieux équipés, capables notamment de voler plus longuement.

Ces drones ne sont pas les premiers à arriver dans la flotte de la préfecture de police. « Nous possédons déjà plusieurs drones plus légers, utilisés notamment lors de la COP21 », avait commenté une source policière. Ceux-ci ont été acquis en 2014 lorsque la préfecture a commencé à expérimenter leur usage. Un test qui s’est depuis prolongé, celui-ci évitant de recourir à l’hélicoptère, plus coûteux et moins discret.

C’est ce qu’expliquait le livre blanc de la préfecture :

« Plus simple et plus réactif, le mini-drone peut assurer des missions discrètes de surveillance et d’observation mais sur de courtes distances et durées. Le problème toujours en suspens pour ce vecteur est le cadre juridique de mise en œuvre car les réglementations aériennes sont particulièrement strictes, et ce d’autant plus que le drone évolue au-dessus de l’espace urbain ».

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