La ville de San Francisco pourrait mettre en place une taxe sur les robots. C'est en tout cas le souhait d'une gérante municipale, qui milite en ce sens.

La France n’est pas le seul pays au monde qui s’interroge de l’opportunité d’appliquer une taxe sur les robots en vue de financer la protection sociale. Alors que cette idée a occupé une place notable pendant la campagne présidentielle de 2017, notamment dans le programme du candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon, cette réflexion existe ailleurs. À San Francisco par exemple.

L’Associated Press raconte ainsi la mobilisation de Jane Kim, une gérante municipale, qui milite pour la mise en place d’une telle taxation. Pour l’intéressée, il est nécessaire de réfléchir dès à présent à la manière dont la population va pouvoir gagner de l’argent pour vivre alors que de plus en plus de métiers aux États-Unis sont susceptibles d’être confiés à des machines.

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CC Kyle Welsby

Décidée à concrétiser ce projet, et après s’être entretenue avec des spécialistes, Jane Kim a décidé de lancer une campagne au niveau de l’État de Californie afin de soutenir cette idée au niveau du législateur mais aussi auprès des électeurs, qui sont, de fait, en première ligne sur cette question : ce sont en effet leurs métiers qui pourraient subir, à plus ou moins long terme, les effets de l’automatisation.

Sans doute du fait de sa proximité géographique avec la Silicon Valley, zone où se joue une bonne part des progrès en matière de robotique et d’intelligence artificielle, la ville de San Francisco est d’une certaine façon exposée à des problématiques relativement nouvelles, mais qui pourraient un jour ou l’autre apparaître dans d’autres communes tout autour du monde.

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CC Maurizio Pesce

À titre d’exemple, il est apparu ce printemps une proposition d’un conseiller municipal en vue de réglementer la circulation des robots coursiers sur les trottoirs : plus précisément, de discuter de l’interdiction de ces machines sur les zones piétonnes, afin de protéger les passants les plus vulnérables, comme les personnes âgées, les enfants ou bien ceux et celles ayant un handicap.

Outre-Atlantique, quelques figures de l’industrie high tech, à savoir Bill Gates, le fondateur de Microsoft, et Elon Musk, qui est à l’origine de plusieurs entreprises à succès (PayPal, SpaceX, Tesla…), tiennent un discours assez similaire sur la taxe robotique. Idem de ce côté-ci de l’océan, avec un rapport d’une eurodéputée luxembourgeoise, Mary Delvaux, qui invite la Commission européenne à plancher sur la question.

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