La Russie autorise Edward Snowden à séjourner deux ans de plus sur son territoire. Le lanceur d'alerte y vit depuis 2013, date à laquelle ses révélations sur les activités de la NSA ont été publiées dans la presse.

Chelsea Manning n’est pas la seule personne à avoir reçu de très bonnes nouvelles ces jours-ci. En effet, le lanceur d’alerte Edward Snowden a lui aussi vu son horizon s’éclaircir. Alors que l’ex-analyste de l’armée américaine a bénéficié de la grâce présidentielle de Barack Obama après sept années de détention, l’ancien agent des services de renseignement ne sera pas forcé de rentrer aux États-Unis.

Et pour cause : le ministère des affaires étrangères russe a déclaré, par la voix de son porte-parole, que l’Américain pourra rester deux ans de plus en Russie. C’est une excellente nouvelle pour l’intéressé, car son permis de séjour, délivré le 1er août 2014, allait expirer dans quelques mois, à la mi-2017. Ce permis de séjour fait suite à un droit d’asile d’un an, obtenu après son arrivée en Russie à l’été 2013.

Ed Snowden
CC pan optike

Edward Snowden pourra donc rester en Russie jusqu’à la mi-2019, ce qui lui permettra de se tenir à distance de l’administration Trump pendant un petit moment. C’est le 20 janvier 2017 qu’elle entrera officiellement en fonction, pour un durée de 4 ans. Le président-élu, bien avant d’entrer en campagne, l’avait qualifié de menace et de traitre à la télévision, suggérant même qu’il faudrait l’abattre.

C’est parce qu’il a révélé à la presse les agissements de la NSA en 2013 que Snowden est aujourd’hui contraint à l’exil. S’il rentre, il s’expose à un procès qui pourrait déboucher sur une très lourde condamnation judiciaire. Il risque 30 ans de prison pour 3 chefs d’accusation : vol de documents appartenant au gouvernement, actes d’espionnage et transmission illicite de données classifiées à des tiers non autorisés.

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