Chelsea Manning, la lanceuse d'alerte qui avait fourni des centaines de milliers de documents à Wikileaks, a vu sa peine commuée par Barack Obama.

C’était une décision inespérée et pourtant, il se murmurait qu’elle était attendue avant la fin du mandat de Barack Obama. C’est désormais un fait à quelques jours de la prise de pouvoir de son successeur : la peine de Chelsea Manning, lanceuse d’alerte qui a communiqué 750 000 documents américains à Wikileaks, a été commuée et elle sera libérée en mai 2017. Elle avait été condamnée à 35 ans de prison et aurait dû quitter sa cellule en 2045. C’est un dernier geste très fort du Président Obama vers les lanceurs d’alerte.

Cette décision fait également remonter un engagement que Wikileaks avait pris au début de l’année : si Manning était libérée, Julian Assange devrait quitter son refuge et se rendre aux autorités pour son extradition. Assange doit notamment être entendu dans une affaire pour laquelle il est accusé de harcèlement. Reste à savoir si Wikileaks tiendra sa parole.

De son côté, en 2010, le président-élu Donald J. Trump avait affirmé qu’il souhaitait la « peine de mort  » pour condamner l’action « honteuse » de Manning.

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