Le soir du nouvel an, Trump a affirmé à des journalistes qu'aucun ordinateur n'était sécurisé et qu'il fallait privilégier la communication par courrier à l'ère des piratages de masse.

La scène se passe lors de la soirée du réveillon, à l’extérieur du club possédé par le futur président des États-Unis où il occupe traditionnellement sa dernière soirée avant la nouvelle année. Devant des journalistes qui lui ont demandé de commenter les récentes décisions de Barack Obama (expulsion de Russes soupçonnés d’avoir participé au piratage du parti démocrate), Donald Trump s’est montré prudent : « Je m’y connais bien en hacking. Et je sais que c’est une chose difficile à prouver, du coup cela pourrait être le fait de quelqu’un d’autre  ».

Trump ne rejette donc pas complètement les premières conclusions des services secrets américains mais affirme que les enjeux sont trop importants pour être pris à la légère. En outre, de manière assez cryptique, il affirme « savoir des choses que les autres ne savent pas  » au sujet des récents piratages. Il a promis aux journalistes qu’il rendrait ses informations publiques mardi ou mercredi.

À lire sur Numerama : FBI, CIA, Poutine, Trump  : la Russie a-t-elle vraiment piraté les Démocrates américains  ?

Donald Trump, qui doit prendre ses fonctions à la tête des États-Unis le 20 janvier prochain a également rappelé sa défiance envers l’informatique : « Si vous avez quelque-chose d’important à communiquer, écrivez-le et faites-le livrer par courrier, a-t-il affirmé avant de poursuivre par une sentence : aucun ordinateur n’est sécurisé.  » Cette déclaration n’a pas manqué de faire réagir les médias spécialisés. Évidemment, Trump n’a pas totalement tort et la première preuve de ce qu’il avance est que le piratage du parti démocrate a énormément servi sa campagne contre Hillary Clinton. De même, sur Numerama, nous ne comptons plus les actualités qui traitent d’un vol de données, même sur les serveurs de géants qui aimeraient bien se penser infaillibles.

Cela dit, on ne peut manquer de noter qu’un courrier, qu’importe la personne qui le transporte, est aussi très largement faillible pour d’autres raisons : il passe entre plusieurs mains humaines et court le risque, lui aussi, d’être détourné, copié ou volé. Quand on sait que les piratages les plus simples et les plus efficaces se fondent sur de l’ingénierie sociale, le courrier ne semble pas plus protégé qu’un mail bien chiffré.

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