Le gendarme des télécoms a publié les autorisations pour le lancement de la 4G dans la France d'outre-mer.

Le très haut débit sur mobile va très bientôt devenir une réalité pour tous les Français qui vivent en dehors de la métropole. Jeudi 24 novembre, l’incontournable autorité de régulation des communications électroniques et des postes a publié les autorisations d’utilisation de fréquences qui vont permettre, enfin, de lancer la 4G sur le reste du territoire.

La disponibilité prochaine de la 4G constitue naturellement une très bonne nouvelle pour les habitants vivant à des milliers de kilomètres de l’Hexagone et qui subissent, du fait de leur éloignement avec la métropole, une fracture numérique. D’ici les mois à venir, ce fossé va se résorber avec le déploiement du très haut débit mobile, qui améliorera radicalement le confort lors de la navigation.

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Cela étant, tous les territoires ultrapériphériques de la France ne sont pas concernés. Le processus d’attribution des fréquences a listé 7 collectivités territoriales dont 6 sont des îles : la Guadeloupe, la Martinique, Saint Barthélémy, Saint Martin, Mayotte et La Réunion. Le septième membre est la Guyane. Dix opérateurs se partageront ces 7 zones. Il y en aura quatre par marché.

Quelques possessions françaises ne figurent pas dans cette liste, comme Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française. Sont aussi exclus Clipperton et les terres australes et antarctiques françaises, mais parce que ces territoires ne sont pas peuplés en permanence. Dès lors, l’installation d’un réseau 4G n’apparaît pas pertinent.

Selon les chiffres de 2015 établis par l’INSEE, la France d’outre-Mer accueille plus de 2,1 millions de nationaux, soit entre 3 et 4 % de la population totale. « Les opérateurs sont désormais libres de lancer la 4G, dès à présent dans les Antilles et en Guyane et le 1er décembre dans l’océan Indien », commente le gendarme des télécoms.

Les opérateurs sont désormais libres de lancer la 4G

Si la 4G va changer la vie des habitants — à condition bien entendu d’avoir un terminal compatible 4G –, un autre enjeu va très rapidement s’imposer : celui du prix. Combien devront débourser chaque mois les Français d’outre-Mer pour profiter d’une connexion en très haut débit mobile ? Ce sera sans doute cher, au regard des pratiques qui ont court dans la 3G.

En 2015, des écarts de 20 % existaient entre la Réunion et le continent et même de 60 % entre l’Hexagone et la Guyane et les Antilles. Plus généralement, « les écarts de prix concernant les services de téléphonie mobile ont augmenté entre 2010 et 2015 », notait l’INSEE dans l’un de ses rapports. Une situation qui pourrait toutefois disparaître bientôt : Free Mobile dit vouloir casser les prix hors de la métropole.

À lire sur Numerama : Free Mobile prêt à mettre fin aux «  discriminations tarifaires  » dans la France d’outre-mer

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