Le Premier ministre Manuel Valls a affirmé que le gouvernement n'envisageait pas d'interdire les réseaux Wi-Fi public ou le réseau Tor, comme une note interne du ministère de l'intérieur l'avait évoqué.

Le ministère de l’Intérieur avait refusé de commenter l’information, mais le Premier ministre choisit de mettre fin à la polémique naissante. « Je n’ai pas entendu parler de ça », a assuré le chef du gouvernement alors que Le Monde a révélé samedi qu’un document interne des services de Bernard Cazeneuve évoquait des pistes comme l’interdiction du Wi-Fi public ou le blocage du réseau TOR, pour renforcer les mesures draconiennes à prendre en cas d’état d’urgence.

« Ce n’est pas une piste envisagée  », a-t-il ensuite affirmé mercredi sur BFM TV / RMC.

Il est normal « que la police regarde l’ensemble des aspects qui permettent de lutter contre le terrorisme, mais il faut qu’elles soient efficaces », a prévenu le Premier ministre, défavorable aux mesures évoquées. « La seule chose qui compte c’est l’efficacité pour traquer les terroristes, pour arrêter arrêter ces messages de haine — puisque vous le savez, les individus qui se radicalisent se radicalisent soient dans les mosquées salafistes, soit en prison, soit et surtout pour les plus jeunes d’entre eux, sur Internet ».

Le journaliste Jean-Jacques Bourdin ne l’a pas questionné en revanche sur la troisième piste envisagée, qui serait l’obligation de fournir aux services les clés de chiffrement des messageries, donc d’interdire les messageries indéchiffrables.

« Internet est une liberté, c’est un moyen extraordinaire de communiquer entre les gens, c’est un plus pour l’économie… Mais c’est aussi un moyen pour les terroristes de communiquer, de diffuser leur idéologie totalitaire », a rappelé Manuel Valls, en évoquant la réunion organisée la semaine dernière avec Apple, Google, Facebook, Twitter et Microsoft.

 

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