C’est Vivendi qui ne va pas être content et risque de dégainer l’arme judiciaire contre Free. Le ministère de l’Economie et des Finances serait en effet prêt à étaler le paiement de la quatrième licence de téléphone mobile 3G, comme le demandait Free (groupe Iliad), le seul opérateur à postuler pour son obtention, a indiqué La Tribune dans son édition de jeudi. L’Etat demande à Iliad la même somme que celle payée par les trois opérateurs mobiles actuels (SFR, Bouygues Télécom et Orange), soit 620 millions d’euros, que Free refuse de régler en une seule fois. C’est ce refus qui lui a valu le rejet de sa candidature par l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) le mois dernier.

Selon une source ministérielle citée par le quotidien, les services de Christine Lagarde et d’Eric Woerth auraient déjà « préparé les textes modifiant les conditions financières d’attribution de la licence 3G« , préalable essentiel au feu vert de l’Arcep. « Les textes sur l’étalement du paiement sont rédigés. Tous les ministres de Bercy y sont favorables. C’est une décision politique qui sera prise à Matignon ou à l’Elysée« .

Une source élyséenne indique pour sa part qu' »aucun texte n’a encore été soumis à l’arbitrage du président, qui prendra seul cette décision stratégique« .

Si facilités de paiement il y avait, ce serait un nouveau camouflet pour la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel, qui avait gonflé le torse après le refus de l’Arcep pour imposer à Free un chantage inédit : la licence 3G à condition de lutter contre le piratage dans l’accès ADSL.

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