Microsoft n'a pas encore sorti son propre outil de peer-to-peer, mais ça ne veut pas dire qu'il s'en désintéresse. Preuve en est la diffusion sur le célèbre réseau KaZaA de deux films produits par la firme américaine pour promouvoir son tout nouveau format Windows Media 9 (WM9). Alors que beaucoup fustigent KaZaA comme étant l'outil des pirates par excellence, Microsoft, lui, décide de s'en servir comme outil de promotion...

Deux vidéo sont donc actuellement diffusées sur KaZaA au format WM9 : Boom Boom HuckJam, dévoilant les exploits sportifs du fameux skater Tony Hawk, et The Rules of Attraction, un film réalisé par un studio indépendant de Los Angeles (Lions Gate Entertainment).

Dévoilé au public début septembre, Microsoft cherche à imposer le WM9 comme nouveau standard de diffusion sur Internet, et ce nottamment auprès des producteurs de films qui lui préfèrent encore le format QuickTime édité par Apple. Dans cette optique, les deux films proposés ne font pas que démontrer la qualité du format vidéo de Microsoft, mais permettent d’enclencher la mise à jour automatique du logiciel Windows Media Player vers sa version 9.

Afin de proposer ses vidéos en téléchargement à travers KaZaA, Microsoft a fait appel à la société AltNet qui se sert déjà des systèmes de protection de droits d’auteur inventé par la firme de Seattle pour diffuser du contenu audio et vidéo sur le réseau P2P. A chaque téléchargement, Microsoft paye à AltNet une somme qui vient s’ajouter au montant encore inconnu de l’accord entre les deux parties.

Jonathan Usher, directeur de la division Windows Media de Microsoft, explique qu’ils sont « vraiment interessés par la façon dont les réseaux peer-to-peer peuvent être utilisés pour distribuer du contenu légitime ».

Voilà qui devrait mettre de l’eau au moulin de FastTrack lors de son procès à venir, puisque l’essentiel des discussions, hormis les possibilités de filtrage du réseau, porteront sur la nature des fichiers partagés entre les utilisateurs. Avec la multiplication des fichiers licites échangés sur KaZaA, les RIAA et consorts auront bien du mal à convaincre que les juges que l’unique raison d’exister du logiciel réside dans l’échange de données piratées…

Pour en savoir plus :
www.detnews.com

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