Le Happy Slapping est une pratique née en Angleterre avant de se répandre en Europe et aux Etats-Unis. Il s’agit pour un groupe de jeunes de fondre sur une cible au hasard dans la rue, et de la battre pendant qu’un complice filme la scène. Ou pour un autre, de tirer sur les passants en roulant en voiture. Le phénomène est déjà à l’origine de plusieurs morts, notamment dans certains quartiers de Londres, où le Happy Slapping s’est développé comme un véritable « sport » du vendredi soir. Pour éviter ce genre d’abus en France, l’Assemblée nationale a donc tenté de mettre au point un texte visant à punir, au delà des agresseurs, la personne qui filme… et celle qui diffuse la vidéo, rapporte PC Inpact.
Si un lien de complicité n’est pas toujours établi entre l’agresseur et la personne qui filme, il est pourtant encore beaucoup moins sûr que le diffuseur ait un quelconque lien avec celui qui commet l’acte. Le jurisprudence pénale établissait en plus déjà le principe de complicité dès lors qu’était établi un lien avec le fauteur. L’amendemant n’apporte donc rien de neuf, si ce n’est qu’il criminalise le diffuseur de la vidéo. Est-ce réellement pertinent quand certaines utilisations de YouTube avaient justement permis au diffuseur, si ce n’est d’aider à résoudre le crime, de mettre au moins la lumière sur un acte préjudiciable ? Le débat est ouvert.

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