Une étude (.pdf) menée par la Los Angeles County Economic Development Corporation tente de prouver les méfaits causés par la contrefaçon à Los Angeles. D’après le rapport, les effets de la contrefaçon se démultiplieraientt sur la ville californienne quel que soit son lieu d’origine car c’est là que se concentrent les firmes qui produisent les originaux. Pour chaque secteur, la LACEDC utilise les estimations des pertes, et calcule le nombre de travails et la somme des salaires et des taxes qui seraient associées à ces revenus. Par exemple, la LACEDC estime qu’il y a 9 millions de CDs piratés vendus à Los Angeles chaque année, généralement vendus à 5 $. En estimant que le prix du marché noir est de 10 $, la LACEDC arrive donc à 90 millions de dollars, un calcul purement mécanique. Quelques tours de passe passe sur l’inflation, le piratage en ligne et le rapport pécunier qu’auraient apporté les ventes des mêmes œuvres au prix du marché, et l’on arrive vite à des chiffres astronomiques : une perte de 2,7 milliards de dollars pour l’industrie du film à Los Angeles et de 2,4 milliards pour l’industrie du disque. Une étude qui viendra encore ajouter une flèche à l’arc des industries culturelles américaines, et ceci malgré les 12 % que représente déjà le film sur le total excédentaire privé des Etats-Unis. Mettre dans le même panier téléchargement illégal et ventes de contrefaçons à la sauvette semble pourtant un raccourci un peu facile à prendre.

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