Une responsable de l'ingénierie chez Google a révélé que la totalité des projets de l'entreprise équivaut à près de 2 milliards de lignes de code.

Google, c'est une galaxie de services qui sont parfois très différents les uns des autres. Mais Google, c'est aussi du code. Beaucoup de code. D'après les estimations de Rachel Potvin, qui est en charge de l'ingénierie au sein de l'entreprise américaine, il y a près de deux milliards de lignes de code si l'on additionne l'ensemble des projets de la firme de Mountain View.

Ce nombre est évidemment très impressionnant et frappe les esprits, mais ce cumul n'a pas beaucoup de sens. En effet, il est question ici de produits qui n'ont pas toujours beaucoup de points communs (quel rapport entre Android, Loon et Street View, par exemple ?) et qui sont par ailleurs assez indépendants les uns des autres, même s'il existe des passerelles entre chaque entité.

À titre de comparaison, Wired indique que Windows XP est composé de 50 millions de lignes de code. C'est 40 fois moins que Google. Mais pour être totalement juste, ne faudrait-il pas additionner le code source de tous les produits de Microsoft (donc les versions de Windows, de Windows Phone, d'Office, de Bing, de Skype, de Surface, de la Xbox, des jeux, des logiciels, etc), comme cela a été fait pour Google ?

Toujours selon Rachel Potvin, l'ensemble du code est encadré par un logiciel de gestion de versions baptisé Piper qui s'étale sur 10 centres de données. Il a en charge pas moins de 85 téraoctets de données et fournit un accès à 25 000 ingénieurs qui effectuent chaque jour près de 45 000 modifications. Et pour faciliter la tâche des développeurs, certains processus pouvant être automatisés sont confiés à des programmes.

À propos des lignes de code, David McCandless propose une infographie comparant la taille de divers projets, qu'il s'agisse de la première version d'Unix, du moteur graphique de Quake 3, de Windows 3.1, de World of Warcraft, de l'avion F-35, de Facebook ou encore du grand collisionneur à particules. La dernière version de ce travail a été publié au mois de novembre 2014.

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