Suite de la démonstration de la vulnérabilité des véhicules Chrysler, des clients américains lancent un recours collectif contre le constructeur ainsi que l'équipementier à l'origine du système UConnect, qui figure sur ces automobiles.

La tournure judiciaire dans l'affaire du piratage d'une voiture de marque Chrysler était prévisible. Sans surprise, des clients du groupe Fiat Chrysler, qui vend le modèle en question, ont lancé un recours collectif aux États-Unis pour sanctionner le constructeur. Pour l'instant au nombre de deux, les plaignants accusent la société de fraude, négligence, enrichissement injuste et violation de la garantie.

L'action des deux plaignants, qui vise aussi la société Harman, qui a conçu le système UConnect qui équipe les voitures de Fiat Chrysler, fait suite à une démonstration, en juillet, par des spécialistes en sécurité informatique. Ils ont montré qu'il était possible de prendre le contrôle des véhicules qui sont connectés à Internet, via le système UConnect. 471 000 automobiles sont concernés.

La maîtrise que peuvent avoir les experts sur le véhicule piraté était immense. Ils ont pu actionner aussi bien la ventilation du véhicule, allumer la radio, ajuster le volume sonore, klaxonner, freiner, couper le moteur, tourner le volant, accélérer et même neutraliser les freins. La situation, très grave, a conduit Fiat Crysler à rappeler 1,4 million de véhicules et à déployer des correctifs pour bloquer ce type d'accès à distance.

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