Le site américain Kickstarter, spécialisé dans le financement participatif, arrive en France. Dès la fin du mois, les créatifs et les entrepreneurs français pourront opter pour cette plateforme afin de solliciter l'argent des internautes. Pour les plateformes locales de crowdfunding, l'arrivée de Kickstarter représente un défi de taille.

Les plateformes françaises de financement participatif (ou crowdfunding, en anglais) n’ont qu’à bien se tenir ! En effet, le site américain Kickstarter – véritable poids lourd du secteur – arrive en France avec la ferme intention de terminer leader sur le marché hexagonal. Dès le 27 mai, les entrepreneurs et créateurs pourront solliciter les fonds des internautes depuis ce site pour mener à bien leurs projets.

Il existe déjà en France plusieurs plateformes qui offrent la possibilité de soutenir des initiatives artistiques ou industrielles en faisant appel aux particuliers, qui obtiennent en échange des récompenses (dont la qualité et la valeur dépendent du montant déboursé). Parmi les plus connues figurent Ulule, KissKissBankBank, My Major Company (pour la musique) ou encore Touscoprod (pour le cinéma).

Pour ces sites, l’attractivité constituera le défi majeur à relever face à Kickstarter, dont l’envergure est mondiale, alors que leur propre audience se limite en général à l’Hexagone. Or pour ceux ayant un projet à financer, la tentation sera immense de s’orienter vers la plateforme dont la visibilité est la plus importante, afin de maximiser leurs chances de boucler leur campagne de financement participatif.

Kickstarter, dont la naissance remonte à 2009, mise d’ailleurs sur cet avantage. La firme souligne que sa communauté compte 8 millions de membres, qui ont déboursé plus de 1,4 milliard d’euros pour faire éclore avec succès 80 000 initiatives, parfois avec démesure : le jeu de cartes Exploding Kittens a par exemple récolté plus de 8,7 millions de dollars, alors que l’objectif initial était d’atteindre 10 000 dollars.

Kickstarter est déjà bien implanté en Europe, essentiellement au nord du Vieux Continent. Le site est actif depuis quelques années au Royaume-Uni, au Danemark, en Irlande, en Norvège, en Suède et aux Pays-Bas. On le retrouve aussi dans les principaux pays anglophones, comme le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

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