Évoquée la semaine dernière par la direction de la maison-mère de Numericable, l'hypothèse d'un rachat de Bouygues Telecom a été écartée par Éric Denoyer, le directeur du câblo-opérateur.

Le directeur général d'Altice, Dexter Goei, s'est-il montré un peu trop enthousiaste sur les capacités financières de son groupe ? La semaine dernière, lors d'une conférence organisée par la banque Morgan Stanley, l'homme déclarait à propos de Bouygues que Numericable, la filiale d'Altice, pourrait envisager une acquisition, alors même que le câblo-opérateur est déjà occupé à absorber SFR et Virgin Mobile.

Sept jours plus tard, le directeur de Numericable calme le jeu. Dans un entretien accordé au Figaro, Éric Denoyer assure qu'une opération visant Bouygues Telecom est hors de propos. "Nous n'en avons pas besoin", lance-t-il, rappelant que sa société a clairement d'autres priorités. Il lui faut digérer l'achat des deux opérateurs, dont l'un a nécessité de dépenser 13,2 milliards de dollars en cash.

L'hypothèse d'un rachat de Bouygues parait de toute façon très improbable, au regard des nombreux obstacles que devraient franchir Numericable pour y parvenir. Déjà fortement endetté, le câblo-opérateur n'a pas forcément les moyens financiers de ses ambitions. En outre, l'autorité de la concurrence pourrait refuser une telle opération, qui concentrerait beaucoup trop le marché des télécoms.

Enfin, le principal intéressé n'est aucunement tenté de rallier le pavillon Altice. Cet été, un comité central d’entreprise a eu lieu et permis de rappeler à l'opérateur d'affirmer son souhait de se ménager un avenir "autonome".

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