Facebook a annoncé sa volonté de partir à la chasse des "usines à clics", en rendant moins visibles les liens très attirants qui mènent vers des articles au contenu très décevant. Une façon comme une autre de justifier le tri très important fait par Facebook dans les informations partagées par ses amis.

Comment être transparent sur des détails sans rien dévoiler du principal. Quelques jours après la publication d'une étude du Washington Post qui a montré que l'essentiel des contenus publiés sur Facebook sont invisibles pour ses propres amis, le réseau social de Mark Zuckerberg a dévoilé lundi les grandes lignes d'une modification de son algorithme de sélection des contenus affichés dans les fils d'actualités de ses utilisateurs. Mais cet algorithme, à l'instar de celui de Google, reste un secret bien gardé.

Le but annoncé par Facebook est de rendre moins visible les "usines à clics", ces sites d'actualité rapide comme BuzzFeed qui affichent des titres extrêmement aguicheurs pour proposer quelques compilations de photos ou d'anecdotes sans grand intérêt, ou qui trompent sur le contenu même de l'article. Ces sites ont un succès immense qui font qu'ils sont très populaires sur Facebook, mais le réseau social veut respecter son engagement de mettre en avant les "contenus de grande qualité", en interférant entre les partages de ses membres et ce qu'il estime être le plus intéressant pour chacun d'entre eux.

Facebook annonce donc qu'il entend réduire la visibilité des usines à clic sur son réseau social. Pour trier entre les articles qui méritent ou non d'être affichés, Facebook va "commencer à prendre en compte le temps que les gens passent en dehors de Facebook après avoir cliqué sur un lien, ou le fait qu'ils reviennent immédiatement vers le fil d'actualité". L'idée est qu'un internaute déçu par le contenu vers lequel il a été attiré reviendra rapidement vers Facebook pour passer à autre chose, alors qu'un contenu intéressant le tiendra plus longtemps éloigné.

De même, le réseau social prendra désormais en compte le ratio entre le nombre de lectures générées par les liens affichés, et le nombre de "j'aime" ou de commentaires qui en résultent. Moins un article suscite de réactions ou de partagent, plus il sera rapidement écarté des fils d'actualité, pour laisser place à d'autres.

Mais ce n'est là que la partie émergée de l'iceberg. Il y a bien d'autres facteurs de tri pris en compte par Facebook. Certains avouables, comme ceux-ci, d'autres qu'il regrette déjà d'avoir avoué

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