Revendiquant des attaques DDOS qui ont fait tomber les serveurs de jeu de la Playstation, un hacker (ou groupe de hackers) a décidé de pousser beaucoup plus loin la provocation, en faisant détourner un avion dans lequel voyageait le patron de Sony Online Entertainment.

Dimanche, des attaques DDOS massives ont mis à mal les serveurs de jeux vidéo du Playstation Network, de Xbox Live, et de Battle.net (le service en ligne de Blizzard utilisé notamment pour Diablo et World of Warcraft), rendant les services difficilement accessibles. Une attaque toujours désagréable à subir pour les éditeurs et les joueurs, mais qui n'est pas une première. En revanche, l'un des groupes de hackers qui revendique être à l'origine des DDOS (et qui dit le faire au nom de l'Etat Islamique, ce qui n'est probablement qu'une provocation) a réalisé une autre opération beaucoup plus inhabituelle, qui promet de mettre la justice américaine en branle.

Dans la journée, @LizardSquad a en effet mis en ligne une copie de billet d'avion d'American Airlines, pour un trajet de Dallas à San Diego, demandant au président de Sony Online Entertainment, John Smedley, s'il s'agissait bien de son billet électronique. Puis le hacker a publié cet avertissement adressé directement à American Airlines, pour lui faire savoir que l'avion emprunté par Smedley "a des explosifs a bord" et qu'il lui était conseillé d'inspecter les soutes :

Toute menace devant être prise au sérieuse, le FBI a donc ordonné que le vol soit détourné pour des raisons de sécurité, ce que John Smedley a lui-même confirmé. "Oui. Mon avion a été détourné. Je n'en dirai pas plus. La justice trouvera ces gars", a-t-il tweeté, pour la plus grande satisfaction du hacker :

Loin de se montrer inquiet par l'intervention du FBI, LizardSquad affirme qu'il ne pourra pas être trouvé :

Mais le hacker ne s'est pas fait que le FBI comme ennemi. Un autre hacker, @FamedGod, revendique être le véritable auteur des attaques DDOS, et affirme que @LizardSquad lui a volé la vedette. Il a donc décidé de prendre sa revanche, en publiant ce qu'il affirme être la liste des adresses IP utilisées par LizardSquad. Une piste que le FBI aura certainement à coeur de vérifier :

(illustration : CC Official GDC)

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