Aux Etats-Unis, l'accord financier passé entre Netflix et Comcast a permis d'augmenter de 65 % la bande passante disponible pour le service de vidéos à la demande.

Où s'arrête la pratique naturelle des accords de peering et où commence l'extorsion d'un péage portant atteinte à la neutralité du net ? Aux Etats-Unis, le géant de la vidéo à la demande Netflix a dû prendre la décision de payer le câblo-opérateur Comcast pour assurer une connectivité normale avec les abonnés du FAI — un accord du même type que celui que Free a tenté d'arracher à Google pour YouTube. Les termes du contrat sont restés secrets, mais les effets semblent extrêmement bénéfiques pour la plateforme vidéo.

Selon Netflix, qui publie chaque mois un état des lieux des vitesses de connexion ressenties par ses abonnés, la bande passante moyenne pour les utilisateurs de Netflix sur le réseau de Comcast serait passé de 1,51 Mbps en janvier à 2,5 Mbps en mars, ce qui représente une augmentation de 2,5 Mbps. Simplement grâce à l'accord négocié avec l'opérateur télécoms.

"Nous sommes engagés à délivrer une excellente expérience de streaming et nous investissons pour améliorer constamment cette expérience", explique la plateforme vidéo qui devrait bientôt s'installer au Luxembourg pour offrir ses services en France. "Une partie de cette investissement consiste à travailler avec les FAI pour faire que Netflix soit livré facilement et pour éviter les congestions".

Pour améliorer la qualité de sa plateforme, Netflix propose aux FAI de se brancher directement sur son réseau de diffusion de contenus (CDN) Open Connect, voire d'installer des serveurs de diffusion au sein-même de leur réseau, ou à proximité. En Europe, le peering avec Open Connect peut actuellement se faire uniquement à Londres, sur les points d'échange LONAP et LNUX.

En France, le Gouvernement aurait l'intention de conditionner les accords de peering entre les FAI et Netflix au fait que la plateforme respecte la réglementation française sur la VOD.

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