Ce vendredi, nous rapportions d'après un "Confidentiel" paru dans le magazine Challenges que Bercy avait demandé un audit de Cloudwatt, confirmant ainsi la mauvaise santé présumée du prestataire de cloud né du Grand Emprunt. La nouvelle intervient en effet quelques semaines seulement après que le président de Cloudwatt, Patrick Starck, a annoncé son départ de la société fondée il y a seulement deux ans.

Mais Pierre Paperon, le directeur stratégie, marketing et communication de Cloudwatt, dénonce "cette rubrique confidentielle non signée qui permet de faire passer n'importe quelle info plus ou moins bien sourcée par un pigiste anonyme".

"L'information est inexacte. "Bercy" n'a pas demandé d'audit. C'est Cloudwatt avec l'accord de son conseil de surveillance qui a demandé un audit pour faciliter la passation à un nouveau DG en cours de sélection."

Sur le fond, M. Paperon défend par ailleurs le risque stratégique pris par Cloudwatt de se baser sur OpenStack, le "Linux du Cloud", qui a valu à l'entreprise de prendre du retard sur Numergy. "Le choix a été fait de maîtriser le coeur du réacteur de l'usine pour ne pas dépendre d'un éditeur", explique-t-il. Il défend également le modèle commercial suivi par l'entreprise, avec "le lancement 6 mois après la création de la société d'une offre de 50 Go gratuits auprès de tous les acteurs économiques français qui a séduit plus de 10 000 utilisateurs", et la tarification à la minute pour le SaaS.

"Cloudwatt est là et restera là pour accompagner tous ceux qui souhaitent aller de l'avant et donner tort à tous les défaitistes qui ont un rôle trop facile à jouer", conclut Pierre Paperon.

Une affaire à suivre.

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