Spotify confirme la disparition de la limite d'écoute sur l'ordinateur pour les usagers sans abonnement. Celle-ci était apparue en 2011 pour satisfaire les majors, qui voulaient pousser davantage d'utilisateurs à opter pour une formule payante.

Spotify travaille son attractivité. Le service suédois d'écoute de musique en ligne vient de faire savoir sur son blog que la limite de temps d’écoute pour les utilisateurs sans abonnement est désormais de l'histoire ancienne. La société précise bien qu'il s'agit ici de "l’écoute sur ordinateur" et le retrait concerne "toutes les plateformes", c'est-à-dire Mac OS X 10.6, Windows XP et leurs versions ultérieures.

Déjà le mois dernier, Spotify avait assoupli ses règles d'utilisation en annonçant d'importants changements pour les usagers passant par l'application mobile (iOS, Android, Windows Phone, BlackBerry OS). D'une part, il n'y a plus de limite d'écoute depuis un mobile ou une tablette et d'autre part celle-ci n'est plus dépendante d'un abonnement. Seul défaut, le mode "shuffle" (diffusion aléatoire) est imposé.

Les restrictions d'écoute avaient été mises en place au cours du printemps 2011, afin de forcer les usagers sans abonnement à en prendre un. Le nombre d'heures d'écoute a alors été restreint à 10 heures par mois, après un semestre d'utilisation, et chaque titre ne pouvait plus être écouté plus de cinq fois par mois. À l'époque, ces barrières avaient été très mal accueillies par de nombreux utilisateurs.

Appartenant désormais au passé, ces verrous avaient été réclamés par les maisons de disques, soucieuses d'assurer la meilleure monétisation possible de leurs catalogues. Début 2011, on se souvient que Pascal Nègre, le directeur général d'Universal Music France avait justement défendu la stratégie d'une limite du nombre d'écoutes sur les plateformes de streaming.

"Quand on voit des gens qui écoutent 35 fois la même chanson, vous vous dites qu'au bout d'un moment, le gars, il faut qu'il aille acheter le titre. […] Quatre écoutes, c'est suffisant pour savoir si on veut acheter un titre", défendait-il.

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