L'offre de Free permettant de louer des smartphones a créé la surprise cette semaine. Si elle permet de faire de substantielles économies, la formule est toutefois encadrée par de nombreuses clauses dont l'UFC-Que Choisir pense qu'elles "ouvrent la porte à des litiges". Entre temps, Free a procédé à une correction dans son offre.

Mardi, Free Mobile a dévoilé une nouvelle offre qui permet de louer un smartphone haut de gamme. Accessible aux abonnés du groupe mais aussi aux clients engagés chez d'autres opérateurs, la formule est présentée comme une solution efficace pour économiser de l'argent. Dans les exemples de l'opérateur (Galaxy S4, Galaxy Note 3, iPhone 5s), le téléphone coûte environ 40 % moins cher.

Lorsque l'on sait que les mobiles des grandes marques sont facturés entre  500 et 800 euros selon les options choisies, la ristourne proposée par Free Mobile est évidemment appréciable. En outre, le client a la possibilité de choisir un téléphone plus récent à l'issue de la période de location. Ainsi, il peut rester à la page en ayant accès tous les deux ans à un appareil dernier cri.

Mais le diable se cache dans les détails. En auscultant les conditions générales de location (.pdf), l'UFC-Que Choisir a remarqué une ribambelle de clauses qui "ouvrent la porte à des litiges". Rappelant que le téléphone "n'appartiendra jamais" à l'usager, ce qui est attendu dans une offre de location, l'association souligne que l'usager est bel et bien lié à l'opérateur sur deux ans.

Même si l'abonné souhaite rendre le téléphone avant la fin de l'engagement, il devra s'acquitter de l'ensemble des mensualités restantes. S'il souhaite changer d'opérateur en cours de route, le coût mensuel de la location augmentera de 5 euros (17 euros au lieu de 12). Et s'il ne le rend pas pour une raison ou pour une autre (perte, vol, revente, don…) à la fin du contrat, il faudra que le client paie une pénalité de 250 euros.

En cas de panne, Free Mobile annonce être en mesure de réparer le mobile ou de l'échanger à condition que le dysfonctionnement résulte d'un "vice inhérent" ou provienne d'un "cas de force majeure". À l'usager de prouver que la panne n'est pas de son fait, ce qui n'est "pas toujours évident" note l'UFC-Que Choisir. Sinon, c'est au client de payer les réparations, "après devis accepté par l’utilisateur".

L'UFC-Que Choisir remarque toutefois que Free Mobile a corrigé l'une de ses clauses. Auparavant, la pénalité s'élevait à 500 euros. Cependant, certains passages restent flous : Free indique que c'est à l'usager d'assurer les frais de réparation ou de remplacement d'un mobile en "mauvais état de fonctionnement"… Mais l'opérateur ne précise pas les cas de figure que cette notion recouvre.

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