Avant de lancer iCloud, Apple a envisagé l'acquisition de Dropbox. Mais devant le refus du service de stockage à distance, Steve Jobs a changé son fusil d'épaule et mis en garde le patron de la startup.

Lancé en 2008, Dropbox est devenu l'un des principaux services de stockage de fichiers. Malgré la vive concurrence dans le secteur de l'hébergement à distance, la plateforme a su se maintenir à flot à travers une offre composite, mêlant une formule gratuite et basique et des solutions professionnelles découpées en palier. Mais en réalité, Dropbox aurait pu disparaître.

L'histoire est racontée par Drew Houston, le directeur Dropbox. Il y a quelques années, l'entrepreneur a rencontré Steve Jobs pour discuter du rachat de sa startup par Apple. L'entreprise américaine avait l'intention se développer dans le secteur du stockage à distance et avait visiblement l'intention de partir sur de l'existant plutôt que de lancer un projet ex nihilo.

Selon Drew Houston, la discussion entre les deux hommes a été très franche : Steve Jobs a fait comprendre que s'il ne pouvait pas acquérir Dropbox (la firme de Cupertino aurait proposé 800 millions de dollars), Drew Houston le regretterait. Finalement, Steve Jobs a donné corps à son avertissement : début 2011,  Apple a présenté iCloud, qui n'est autre que la riposte du groupe dans le stockage à distance.

La suite est connue. Steve Jobs a disparu, tandis que les deux services sont toujours en activité. À la mi-novembre, Dropbox a affirmé avoir 200 millions d'utilisateurs tandis qu'iCloud en comptait 320 millions au troisième trimestre 2013.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés