Le Midi Libre rapporte que trois jeunes hommes de l'Hérault ont été arrêtés par la gendarmerie, qui est parvenue à identifier les auteurs de vidéos dans lesquelles des motards montraient fièrement leurs excès de vitesse et autres infractions routières sur YouTube.

Qui n'a jamais entendu un ami se vanter d'avoir roulé à une certaine vitesse sur la route, ou d'avoir mis un temps record à se rendre d'un point à l'autre de la ville en voiture ou en moto ? Jusqu'à présent, les récits d'exploits routiers dangereux restaient au stade des discussions de soirées. Mais avec les téléphones mobiles qui permettent de se filmer facilement, et les plateformes de streaming qui permettent de partager facilement les vidéos, il est devenu courant d'apporter des preuves filmées de ses récits.

Cependant, et on le savait déjà, la police veille. Moins pour sanctionner le fait lui-même que pour dissuader toute surenchère dans la dangerosité.

Le Midi Libre raconte ainsi que trois motards ont été arrêtés après dix mois d'enquête, après avoir diffusé des images de leurs excès de vitesse sur YouTube. "Au départ, il y a ces images postées sur YouTube, le 11 novembre 2012 : un motard a placé une mini-caméra sur son compteur et on le voit rouler jusqu’à 116 km/h sur une portion de route limitée à 50…. La seconde moto arrive carrément à 189 km/h sur une  portion limitée à 90 !", raconte le quotidien régional.

Repérées par un service de veille des réseaux sociaux de la gendarmerie (saviez-vous qu'il en existait ?), les vidéos ont été analysées. Les gendarmes ont reconnu la RD 908, constaté non seulement les excès de vitesse mais aussi des dépassements de véhicules sur ligne blanche continue, et procédé aux investigations nécessaires. Ils ont fini par obtenir les adresses IP des connexions utilisées pour uploader les vidéos sur YouTube, ce qui leur a permis d'identifier "deux jeunes Héraultais demeurant à Loupian et Hérépian et un individu habitant en Moselle, tous trois âgés de 23 à 25 ans".

Ils ont été placés en garde à vue et sont poursuivis pour mise en danger par violation manifeste d’une obligation de sécurité et provocation d’un délit par image communiquée au public par voie électronique.

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