Né dans le sillage de l'affaire PRISM, le projet Heml.is vise à proposer aux mobinautes une messagerie sécurisée. Le logiciel, prévu pour iOS et Android, ne sera pas proposé sous forme d'application web, alors que cela aurait permis de l'apporter aux clients d'autres OS mobiles. Pour Heml.is, le choix de l'application web aurait des conséquences néfastes en matière de stabilité et de réactivité.

Mi-juillet, Peter Sunde annonçait le démarrage du projet Heml.is qui ambitionne de fournir aux mobinautes une messagerie sécurisée. Indigné par la surveillance des communications électroniques opérée par les services de renseignement occidentaux, l'ancien porte-parole de The Pirate Bay a fait appel à la générosité des internautes pour financer son idée. Et ces derniers n'ont pas failli.

Désormais, le développement du logiciel est en cours. Cependant, l'écosystème de la téléphonie mobile est surtout dominé par deux systèmes d'exploitation, tandis que les autres plateformes se partagent quelques miettes. Ne pouvant pas préparer en même temps une version de Heml.is par O.S., Peter Sunde a fait savoir que la priorité a été donnée à Android et iOS.

Dans ces conditions, n'aurait-il pas été plus pertinent de concevoir une application web ? L'intérêt est évident, puisque cela permet de créer un seul programme mais dont le fonctionnement est assuré sur toutes les plateformes mobiles. Plus besoin de demander aux concepteurs de développer une version pour iOS, une pour Android, une pour Blackberry, une pour Windows Phone… et ainsi de suite.

Cette solution n'a pas été retenue par Heml.is. Dans une note de mise à jour publiée vendredi, l'équipe explique que des inconvénients apparaitraient, au niveau des performances et de la stabilité notamment. "Certaines personnes ont suggéré que nous devrions construire Heml.is comme une application web afin de la rendre naturellement multi-plateforme".

"En théorie, cela pourrait être une bonne idée mais nous avons l'intention de concevoir des clients stables et rapides, aussi avons-nous décidé d'utiliser le code natif", peut-on lire sur le site. Dès lors, les mobinautes n'utilisant ni Android ni iOS devront attendre le portage de Heml.is sur leur plateforme pour en bénéficier… à supposer que cela soit dans les intentions de la société, ce qui n'est pas sûr.

Les arguments avancés par Heml.is, à savoir la stabilité et la réactivité de l'application, avaient été exploités par Facebook l'an dernier pour justifier l'accent mis sur les applications natives pour iOS et Android au détriment de la version mobile en HTML5.  "Sur iOS et Android, vous pouvez faire tout simplement beaucoup mieux avec un travail natif", expliquait le PDG

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