Vivendi explore la perspective de se séparer de ses actifs dans la télécommunication. Outre des négociations pour se désengager de Maroc Télécom, le groupe français envisage d'éjecter SFR et GVT, un opérateur brésilien.

Afin d'alléger la charge de sa dette, avec l'ambition de l'effacer complètement, Vivendi a passé en revue ses filiales pour déterminer celles ne cadrant plus avec ses nouveaux objectifs, à savoir le divertissement et les médias. Aussi la multinationale française a-t-elle décidé de se séparer d'Activision Blizzard et cherche à céder sa participation dans Maroc Télécom.

Si les deux dossiers aboutissent, Vivendi aura considérablement réduit sa créance. Mais l'entreprise pourrait poursuivre plus avant son désengagement de la télécommunication, même une fois ses arriérés réglés. Et si le sort de Maroc Télécom est pratiquement scellé, ceux de SFR et GVT (un opérateur de télécommunications brésilien) pourraient suivre.

Selon Les Échos, une étude interne a été engagée vendredi dernier sur la vente de SFR. Dans le même temps, Vivendi a l'intention d'introduire l'opérateur en bourse. L'équation pourrait être difficile à résoudre, car le signal perçu par les actionnaires – à savoir le désengagement – serait peu engageant. Si ce projet se concrétise, le cours de l'action de SFR risquerait d'en pâtir.

Si quitter complètement l'univers des télécommunications n'est a priori indispensable pour en finir avec son passif, cette décision aurait au moins le mérite d'être cohérente avec les ambitions de Vivendi dans le divertissement et les médias. Le groupe s'appuierait alors sur deux grands piliers, à savoir Canal+ et Universal Music Group.

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