La riposte graduée continue d'inspirer les personnes malveillantes. Cette année encore, la Haute Autorité a rappelé aux internautes l'existence d'avertissements frauduleux émis dans le but de leur soutirer de l'argent.

Le mois dernier, les agents de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet ont envoyé 72 000 e-mails et 10 800 courriers recommandés aux abonnés dont l'accès à Internet aurait été utilisé pour télécharger sans autorisation des œuvres sur les réseaux peer-to-peer. Mais ces statistiques ne prennent évidemment pas en compte les avertissements frauduleux.

Or, la situation est jugée suffisamment préoccupante par la Hadopi pour que l'autorité publique se fende d'une nouvelle mise en garde contre les faux mails Hadopi. Ce n'est pas la première fois que les services en charge de mettre en œuvre la riposte graduée alertent les internautes. Chaque année, au moins une mise en garde a été adressée aux usagers : en 2010, en 2011, en 2012 et cette année.

Cette fois, la fraude s'apparente "à une recommandation de l'Hadopi" qui a pour "conséquence le blocage de leur ordinateur". Une fois la machine de la victime bloquée, les auteurs de cette "escroquerie" lui demandent "de payer une somme d'argent pour [la] débloquer". Il ne faut évidemment pas donner suite à cette exigence et suivre la procédure pour désinfecter l'ordinateur.

Des informations sont disponibles sur le site de la gendarmerie, sur celui de l'ANSSI (agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) et la Hadopi rappelle que ses agents sont disponibles par téléphone ou par courrier afin de communiquer des informations complémentaires et leur suggérer, s'ils le souhaitent, de porter plainte afin de dissuader d'autres personnes malveillantes de se lancer dans ces activités.

"Dans le cadre de la procédure de réponse graduée, seul le juge peut prononcer une amende au titre de la négligence caractérisée, dans l’hypothèse où, au terme de la procédure de réponse graduée, la Commission de protection des droits décide une transmission du dossier au parquet. […] La décision de condamnation n’est jamais notifiée par mail", précise la Haute Autorité.

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