L'Hadopi, qui commence à avoir une certaine habitude des escroqueries organisées en son nom, prévient que de faux mails circulent avec le logo de la Haute Autorité, qui visent à obtenir le mot de passe de la messagerie de l'internaute.

Un de plus. Ce mardi matin, l’Hadopi a publié sur son site internet une « mise en garde contre les faux mails Hadopi« . Elle explique qu’elle a été alertée par plusieurs internautes du fait que des mails circulaient, avec pour objet « vérification de votre compte« , dans lesquels « il est demandé aux internautes de communiquer des informations personnelles les concernant et notamment le mot de passe associé à leur adresse de courrier électronique« . Une tactique habituelle de phishing, qui vise à explorer les mails de la victime pour retrouver des informations personnelles (notamment bancaires) qui pourront ensuite être exploitées.

« L’Hadopi met en garde contre ce type de courriels, qui s’apparentent à une tentative de hammeçonnage, et demande aux internautes de ne pas y répondre, ni en tenir compte« , explique la Haute Autorité. Elle rappelle que « en aucun cas la Haute Autorité ne demande aux abonnés de lui communiquer ce type d’informations personnelles« , et que « de manière générale, ces informations ne doivent jamais être communiquées à des expéditeurs inconnus » (nous serions même tentés d’ajouter y compris aux expéditeurs connus, tant il est simple d’envoyer un e-mail en se faisant passer pour un tiers).

Ca n’est pas, loin s’en faut, la première fois que la notoriété de l’Hadopi et la peur qu’elle génère chez l’internaute lambda est exploitée pour profiter de la crédulité des personnes les moins informées. De premiers faux mails avaient été envoyés dès mai 2010, mais sans aucune intention frauduleuse, contrairement à ceux envoyés ensuite en octobre 2011, qui visaient à faire envoyer des SMS surtaxés.

Le mois dernier, l’Hadopi avait prévenu d’une autre forme d’arnaque, par téléphone. De prétendus agents de la Haute Autorité appelaient les victimes derrière un numéro masqué, et leur demandaient de verser une amende de 450 euros pour clore le dossier.

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