Fleur Pellerin, en déplacement aux USA, a cherché à mettre un point final à l'affaire entre Orange, Dailymotion et Yahoo, tout en s'efforçant de rappeler aux investisseurs étrangers que la France est une terre propice pour faire des affaires.

C'est une page que le gouvernement français veut tourner définitivement. Quelques semaines après le capotage des négociations entre Yahoo, Dailymotion et Orange, la ministre de l'économie numérique et de l'innovation s'est rendue aux États-Unis pour défendre l'attractivité de la France. À cette occasion, Fleur Pellerin s'est efforcée d'apaiser les craintes des hommes d'affaires américains.

Assurant que "la politique du gouvernement n'est pas de micro-manager des entreprises dans lesquelles elle n'est pas un actionnaire direct", la ministre a assuré que l’État est "très à l'aise avec le fait que des investisseurs américains, ou autres, viennent au capital d'entreprises françaises, pour les accompagner dans leur développement". "On n'est pas en économie fermée".

L'automne dernier, le gouvernement a lancé la campagne "Say OUI to France" pour expliquer aux investisseurs les raisons pour lesquelles ils doivent miser sur la France plutôt que sur un autre pays. Un site web dédié a été mis en place et un clip est disponible depuis octobre. Mais depuis l'intervention d'Arnaud Montebourg sur les négociations franco-américaines, une piqûre de rappel est visiblement nécessaire.

Lors de la médiatisation de l'affaire, Fleur Pellerin était intervenue dans les médias en affirmant que Dailymotion ne devait pas rester "franco-français", quitte à s'écarter de la position d'Arnaud Montebourg, qui s'inscrit dans une autre logique. "Ce serait une impasse économique et industrielle. Mais l'entreprise, sa technologie, ses ingénieurs et ses emplois doivent rester ancrés en France".

Selon Fleur Pellerin, "Orange va continuer de prospecter dans les mois qui viennent un certain nombre de pistes pour trouver des partenariats financier et industriel" et que les investisseurs ne doivent pas avoir peur : "l'État n'est pas actionnaire de Dailymotion", tout en souhaitant en filigrane que les prochaines discussions restent confidentielles se déroulent en dehors du projecteur médiatique.

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