Considérés avec intérêt en Europe et aux États-Unis, les espaces blancs pourraient faciliter le déploiement de l'Internet sans fil en Afrique et en Asie du sud-est. Des expérimentations sont en cours, notamment en Afrique du Sud. Des projets ambitieux, impliquant des ballons dirigeables, sont également sur les rails.

Dans le domaine des radiocommunications, les espaces blancs désignent des bandes de fréquences inutilisées, situées dans des canaux laissés vacants entre les couches de radiodiffusion. Celles-ci différent selon les zones géographiques, selon le plan de fréquences utilisé par les services de radiodiffusion. En France, ces espaces blancs pourraient par exemple servir au super-WiFi.

En Afrique aussi, ces espaces blancs sont considérés avec intérêt. En effet, les infrastructures de télécommunications sont d'une qualité variable dans le continent. Si la situation tend à s'améliorer autour des grandes agglomérations, il y a encore beaucoup à faire pour soutenir le développement du net. Heureusement, ce ne sont pas les initiatives qui manquent, comme le prouve Afripedia.

Et Google compte bien contribuer à l'émergence de l'Afrique, en procédant à des expérimentations afin de favoriser le déploiement du WiFi. "Nous annonçons aujourd'hui [le 25 mai, ndlr] le lancement d'une expérimentation auprès de dix écoles de la région du Cap, qui seront dotées d'une connexion sans fil via un réseau d'espaces blancs", explique le moteur de recherche.

"L'avantage d'un espace blanc est que les signaux basse fréquence peuvent parcourir des distances plus importantes. La technologie est bien adaptée pour fournir des connexions à faible coût aux communautés rurales dont les infrastructures de télécommunications sont très réduites et pour étendre la couverture sans fil dans les zones urbaines fortement peuplées", poursuit la firme américaine.

Notant que les espaces blancs "offrent des opportunités d'améliorer l'accès à Internet là où cela est le plus nécessaire – dans le monde en voie de développement", Google indique qu'il faudra s'attacher à "montrer que le haut débit peut être proposé via les espaces blancs sans interférer avec les détenteurs de licence de spectre". Pas question, en effet, de développer un usage au détriment d'un autre.

Au cours de l'expérimentation, trois stations de base seront utilisées pour diffuser le service. Google va pouvoir ainsi proposer un réseau sans fil à dix écoles de la région du Cap. À terme, il sera peut-être possible d'aller plus loin, en déployant par exemple des ballons dirigeables à une altitude relativement élevée afin de couvrir de grandes aires géographiques.

C'est une piste prometteuse. Google pourrait ensuite déplacer son ballon vers d'autres zones, en fonction des besoins et une fois que l'aire précédemment couverte dispose des infrastructures nécessaires pour se passer du ballon dirigeable de Google. La piste du satellite est également évoquée, aussi bien pour l'Afrique subsaharienne que pour l'Asie du sud-est.

( Photo : CC BY 2.0 Isafmedia )

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